La Punaise rhopalus dans le brouillard

La Punaise rhopalus sous la rosée du matin / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Punaise rhopalus devra se faire une raison. L’hiver arrive. Les nuits à la belle étoile, c’est bientôt fini.

La Punaise rhopalus : mille nuances brique-orangé / Un jardin dans le Marais poitevin.Un brouillard à couper au couteau. L’humidité perle partout en ce petit matin de novembre. Bref, un temps à ne pas mettre un insecte dehors. Alors, quand on a passé la nuit à l’abri de l’abondant feuillage du coqueret du Pérou, le plus sage est d’attendre que cette fichue brume se dissipe.

Proche cousine de la Punaise de la Jusquiame, la petite Punaise rhopalus reste là figée une partie de la matinée. Transie sans doute. Mais le soleil ne viendra pas aujourd’hui. Lorsqu’elle se décide enfin à bouger, c’est pour tenter de se sécher. Pas si facile quand on a le corps velu. Les gouttes de rosée paraissent s’y être posées comme en apesanteur. 

Le plus simple est de s’envoler. Elle lisse d’abord ses longues ailes menbraneuses. Consciencieusement. Le temps de faire admirer ses mille nuances brique-orangé, jusqu’aux massues pourpres de ses antennes. Et la voilà partie. Il va être temps de trouver un abri plus confortable pour passer l’hiver.

La Punaise rhopalus : de longues antennes en forme de massue / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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