La Rhysse : les pommiers lui disent merci !

La Rhysse : une longue tarière pour perforer les bois contaminés et atteindre les larves xylophages / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Rhysse*, une petite guêpe parasite d’autant plus utile que ses victimes comptent parmi les ravageurs du verger.

La Rhysse : un auxiliaire très utile au verger / Un jardin dans le Marais poitevin.Voici un nouvel auxiliaire du jardin. Âmes sensibles d’abstenir toutefois. Car, comme tous les membres de la grande famille des Ychneumons, la Rhysse n’y va pas par quatre chemins. Pudiquement, disons qu’il s’agit d’une petite guêpe parasite d’insectes ravageurs. En l’occurrence, d’insectes xylophages dont les larves rongent le bois en creusant des galeries dans le tronc de certains arbres. 

Dans cette histoire, l’essentiel n’est pas dans les immenses antennes. Ni dans les yeux globuleux, les hauts des pattes rouges, la taille de guêpe ou les fines ailes solidement nervurées… L’arme fatale, c’est ce long appendice abdominal. Une fine et redoutable tarière protégée par un fourreau. Madame Rhysse – ici sur une feuille de mélisse – l’utilise pour perforer les bois contaminés, avec une grande précision, jusqu’à atteindre sa proie et lui injecter un oeuf. 

Un peu comme avec la coccinelle zombie, la larve de la Rhysse se nourrit alors et se développe à l’intérieur de sa victime. A la différence près que la coccinelle survit parfois. Cruel sans doute mais ainsi va la vie du jardin. Et tant mieux pour les vieux pommiers.

Le tronc d'un vieux pommier creusé par un insecte xylophage. La Rhysse peut intervenir... / Un jardin dans le Marais poitevin.

* Rhysse ou Dolichomitus imperator ? Les deux espèces sont très voisines. Par facilité, disons la Rhysse !

Photos Fernand ©

 

Please follow and like us: