Les contorsions de la scrofulaire

On ne choisit là où on prend racine. Sous le petit escalier qui descend à la rivière, ce n’est évidemment l’idéal pour s’élancer quand on est scrofulaire…  Vaille que vaille, celle-ci est malgré tout parvenue à épanouir son panicule de petites fleurs brun-rouge entre deux marches.

Mais que de contorsions ! Et dire qu’à deux pas de là, d’autres plus chanceuses élèvent leurs tiges bien droites jusqu’à un bon mètre cinquante…

Même si haut perchées, elles n’attirent guère l’attention parmi les hôtes des berges de la Sèvre. Moins spectaculaires il est vrai que les salicaires, elles ne manquent cependant pas de charme. Le charme discret de la scrofulaire.

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