La Cétoine grise juvénile

La Cétoine grise juvénile

À l’émergence, la Cétoine grise juvénile est abondamment velue. Une fine pilosité blanche qu’elle perd assez rapidement.

Taille maxi : 14 mm. Visible de mars à septembre avec un pic en juillet-août.

En ce début de printemps, les coléoptères aussi prennent leurs marques au jardin. Témoin cette Cétoine grise juvénile encore pourvue de sa fine pilosité d’émergence. Elle ne tardera pas à la perdre.

Aussi trapue mais plus petite que sa cousine dorée, sa dominante noire est piqueté de taches blanches. Un  peu brouillonne sur les côtés des élytres, celles-ci sont plus sagement disposées en deux lignes longitudinales au centre, jusqu’à la tête vers laquelle elles convergent.

Ce décor un peu tristounet lui vaut son autre nom, le Drap mortuaire (Oxythyrea funesta), en référence aux tentures d’apparat des funérailles d’autan. À son pic, elle peut devenir envahissante, notamment sur les panicaults, les centaurées, les marguerites dont elle broute les étamines.

Si vraiment leur surnombre vous indispose, pas d’autres solutions que la collecte, d’autant plus facile qu’elle est d’une nature relativement « docile » et, dépourvue de dard, serait bien incapable de piquer !

Songez enfin que la Cétoine grise – comme toutes les cétoines – est utile au jardin, par ces larves qui se nourrissent de végétaux en décomposition. Elles participent ainsi à la « digestion » de votre compost.

Très peu de temps après l’émergence, la Cétoine grise juvénile prépare déjà la génération suivante !

En savoir plus : 

  • Coléoptères d’Europe, 2017, Vincent Albouy et Denis Richard, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions / Métive.
  • La Cétoine grise avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza