Quelques syrphes du jardin

Un des nombreux syrphes du jardin : le Syrphe ceinturé ici sur une inflorescence de Crépis.

Taille, couleurs, silhouette : les Syrphes sont très divers. Parmi les meilleurs auxiliaires du jardin. Et pas seulement pour leur qualité de pollinisateurs.

Le vol stationnaire, une spécialité des syrphes.

Les syrphes se distinguent notamment par leur grande faculté au vol stationnaire. Ici le Syrphe ceinturé.

On les prend parfois pour des guêpes mais ils n’en ont pas la taille. Dans tous les sens du terme. Souvent beaucoup plus petits, sans étranglement marqué entre thorax et abdomen, les syrphes n’ont finalement pas grand chose de commun avec la guêpe, sinon parfois les rayures. Encore que leurs couleurs et leurs configurations sont très diverses d’une espèce à l’autre.

Ils appartiennent à la grande famille des mouches. Avec deux très courtes antennes et des yeux énormes qui leur « mangent » presque toute la tête.

Butineurs et pollinisateurs très actifs,  tous les syrphes sont les bienvenus au jardin. Sans crainte d’être piqué puisqu’ils n’ont pas de dard. Leur progéniture est sans doute plus précieuse encore : des petites larves qui, avec celles des coccinelles, comptent parmi les “syphonneuses” de pucerons les plus efficaces !

Et quelques proches parents

Au-delà des syrphes proprement-dits, quelques proches parents sont également familiers du jardin. Les Hélophiles par exemple qui, comme leur nom l’indique, apprécient les bains de soleil. Leurs larves – les fameux “vers à queue de rat” –  ne siphonnant pas les pucerons mais se développent dans les eaux stagnantes qu’elles contribuent à épurer. Il en va de même des massives Éristales.

Une mention spéciale pour la petite Rhingie champêtre dont les larves trouvent leur ordinaire dans les bouses de vache. Elle est reconnaissable entre toutes par son rostre qui lui fait comme un nez à la Cyrano !

En savoir plus sur la famille des Syrphidés avec le site 7.inra.fr

Syrphe des corolles en quête de pucerons sur une jeune pousse de rosier.

Un des plus petits syrphes du jardin : le Syrphe porte-plume.

Le dessin du dernier segment abdominal du Syrphe porte-plume évoque une “plume sergent-major”. Tachée de brun rougeâtre comme au sortir d’un encrier.

Autre Syrphe porte-plume en vol stationnaire à l’approche des fleurs de la Vesce commune.

Le Syrphe pyrastre, autrement appelé Syrphe du poirier ou Syrphe à croissants.

Dans la série des syrphes “déguisés” en guêpe, les chrysotoxes sont particulièrement bien réussis.

Un proche parent des syrphes, l’Hélophile à bandes grises, inféodé aux zones humides. Ses larves ne chassent pas les pucerons mais contribuent à l’épuration des eaux stagnantes.

Un autre hélophile, ici sur le mirabellier en fleurs, l’Hélophile suspendu, ainsi qualifié à raison de ses longs vols stationnaires.

Les éristales constituent une sous-famille des syrphes. Ici Éristale tenace à la toilette. Ses larves se développent dans les eaux stagnantes.

La grande famille des syrphes réserve quelques étranges surprises : ici la Rhingie champêtre et son drôle de “bec” qui abrite le fourreau de sa longue langue.

Please follow and like us:
error