Le zigzag de l’Épeire fasciée

Épeire fasciée / Un jardin dans le marais poitevin.

Oubliez votre éventuelle phobie des araignées ! Et admirez. La superbe Épeire fasciée est surtout dangereuse… pour les criquets.

Ah çà ! On ne risque pas de la confondre. L’Épeire fasciée (Argiope bruennichi) présente un abdomen particulièrement replet. Du moins la femelle. Le mâle est un peu plus fluet. Mais l’un et l’autre présentent le même jeu de bandes jaune vif et blanches animées de lignes noires. Ce graphisme éclatant lui vaut nombre de sobriquets. Araignée guêpe ou frelon notamment.

Pour compléter la parure, l’argent s’invite sur le petit avant-corps quand les longues pattes alternent brun-roux, noir et blanc nacré.

On la reconnait également à l’étrange et épais zigzag de soie blanche dont elle équipe l’axe vertical de sa large toile circulaire. Stabilisateur, tenseur, voire “trompe l’oeil” propre à éclipser visuellement le reste du piège ? À vrai dire, le mystère du zigzag reste entier. Quoiqu’il en soit, notre araignée se tient imperturbablement au centre du dispositif. La tête en bas. À l’affût.

L’Épeire fasciée évolue plutôt d’ordinaire en milieux plutôt secs. Elle n’en est pas moins très présente dans ce coin de marais où pullulent il est vrai quelques unes de ses victimes favorites. Libellules et criquets. En l’occurence le Criquet ensanglanté.  Avec pareilles énergiques proies, la toile est vite malmenée. Qu’importe. Elle est consciencieusement retissée chaque matin.

En savoir plus sur l’Épeire fasciée avec le site quelestcetanimal.com

Criquet capturé par une Épeire fasciée / un jardin dans le Marais poitevin.

Criquet ensanglanté pris au piège de l’Épeire fasciée qui l’a immédiatement anesthésié puis “emmailloté” avant de s’en délecter.

 

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La bataille de l’eau

Ecureuil à la buvette du jardin / Un jardin dans le Marais poitevin.

La bataille de l’eau, dans le Marais poitevin, on connaît ! Jusqu’au bord de la petite mare du jardin. Mais l’écureuil s’en fiche !

Merleau à la buvette du jardin / Un jardin dans le Marais poitevin.Pas de vraie pluie depuis plus d’un mois. C’est peu dire que le potager et ses résidents tirent la langue. Heureusement, il y a la mare, sous le couvert des grands peupliers. Gare cependant à la bataille de l’eau.

Encore affublés de leurs livrées
juvéniles roussâtres, les turbulents merleaux aimeraient bien en effet régenter la buvette du jardin. Sinon se l’approprier. Il faut dire que leurs nichées du printemps ont connu une belle réussite. Ils sont nombreux les bougres. Et ne tolèrent guère les intrus.

Cela dit, les grives musiciennes ont du répondant et ne s’en laissent pas compter. Elles boivent quand bon leur chante. Et décortiquent imperturbablement leurs escargots sur la margelle…

L’écureuil est tout aussi indifférent aux gesticulations des ados. Il vient là régulièrement entre deux cabrioles et prend tout son temps pour se désaltérer. De quoi encourager les passereaux. Néanmoins prudent, le verdier se faufile parmi les touffes de myosotis pour accéder discrètement à la mare. La fauvette à tête noire est plus téméraire. L’eau n’appartient à personne. Au diable les prétentions de ces balourds de merleaux ! 

En savoir plus sur la fauvette à tête noire avec le site oiseaux.net

Grive musicienne décortiquant un escargot / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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L’Araignée crabe

Araignée crabe, Thomise variable (Misumena vatia) "saignant" sa proie / Une jardin dans le Marais poitevin.

Ses pattes et sa démarche lui valent le surnom d’araignée crabe. Le Thomise variable est un redoutable chasseur à l’affût.

Araignée crabe, Thomise variable (Misumena vatia) passant l'obstacle des pétales de cosmos / Un jardin dans le Marais poitevin.Le plus difficile, pour le Thomise variable (Misumena vatia) du jardin, c’est de se hisser tout là-haut. Et de passer l’obstacle des pétales. Pas si facile avec pareil abdomen ! Ensuite, il lui suffit de beaucoup de patience. En digne membre de la famille des « araignées crabes », il n’en manque pas.

Thomise variable (Misumena vatia) à l'affût au coeur d'une fleur de cosmos / Un jardin dans le Marais poitevin.Figée au coeur de la fleur de cosmos, la petite araignée est étrangement belle. Le corps blanc nacré, barré d’une ligne latérale rouge-orangé, le thorax et les « pattes de crabes » presque translucides. Prête à saisir le premier butineur venu.

C’est un bourdon des prés. Bien plus gros qu’elle. Pas de quoi l’intimider pour autant. L’attaque est foudroyante. Les longues pattes avant enserrent la proie. Une morsure à la nuque. Et c’est finit. Les pattes se déplient vers l’arrière. Il n’y a plus qu’à déguster. 

Dans la bataille, la fleur s’est légèrement couchée. Bien campé à l’arrière des pétales, l’araignée crabe ne perd pas de temps. Elle “saigne” aussitôt le bourdon en commençant par l’abdomen. Cela va durer des heures.

En savoir plus sur le Thomise variable avec le site afleurdepau.com

Le bourdon n'a pas résisté à l'attaque foudroyante de la Thomise variable (Misumena vatia) / Un jardin dans le Marais poitevin.

Moins voyant sur une fleur de marguerite, le Thomise variable “siphonne” sa proie, une abeille venue butiner. On perçoit bien ici les deux lignes vertes marquant habituellement le thorax de “l’araignée crabe des fleurs”.

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