Une attaque foudroyante

Araignée crabe, Thomise variable (Misumena vatia) "saignant" sa proie / Une jardin dans le Marais poitevin.

Ses pattes et sa démarche lui valent le surnom d’araignée crabe. Le Thomise variable est un redoutable chasseur à l’affût.

Araignée crabe, Thomise variable (Misumena vatia) passant l'obstacle des pétales de cosmos / Un jardin dans le Marais poitevin.Le plus difficile, pour le Thomise variable (Misumena vatia) du jardin, c’est de se hisser tout là-haut. Et de passer l’obstacle des pétales. Pas si facile avec pareil abdomen ! Ensuite, il lui suffit de beaucoup de patience. En digne membre de la famille des « araignées crabes », il n’en manque pas.

Thomise variable (Misumena vatia) à l'affût au coeur d'une fleur de cosmos / Un jardin dans le Marais poitevin.Figée au coeur de la fleur de cosmos, la petite araignée est étrangement belle. Le corps blanc nacré, barré d’une ligne latérale rouge-orangé, le thorax et les « pattes de crabes » presque translucides. Prête à saisir le premier butineur venu.

C’est un bourdon des prés. Bien plus gros qu’elle. Pas de quoi l’intimider pour autant. L’attaque est foudroyante. Les longues pattes avant enserrent la proie. Une morsure à la nuque. Et c’est finit. Les pattes se déplient vers l’arrière. Il n’y a plus qu’à déguster. 

Dans la bataille, la fleur s’est légèrement couchée. Bien campé à l’arrière des pétales, l’araignée crabe ne perd pas de temps. Elle “saigne” aussitôt le bourdon en commençant par l’abdomen. Cela va durer des heures.

En savoir plus sur le Thomise variable avec le site afleurdepau.com

Le bourdon n'a pas résisté à l'attaque foudroyante de la Thomise variable (Misumena vatia) / Un jardin dans le Marais poitevin.

Moins voyant sur une fleur de marguerite, le Thomise variable “siphonne” sa proie, une abeille venue butiner. On perçoit bien ici les deux lignes vertes marquant habituellement le thorax de “l’araignée crabe des fleurs”.

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Du crépi pour la lanterne

La petite Agroeca brunnea recouvre son cocon d'un enduit de boue / Un jardin dans le Marais poitevin.

Brune, ou plutôt chocolat, l’Agroeca brunnea met une énergie folle dans la protection de son cocon. Sera-ce suffisant contre les parasites ?

L'enduit de boue protège également l'encrage du cocon au brin d'herbe / Un jardin dans le Marais poitevin.A première vue, on pourrait croire à une petite araignée maçonne. C’est un peu cela mais uniquement pour la finition ! Car le nid façonné par l’Agroeca brunnea n’est pas entièrement constitué de boue. En bonne araignée, elle a filé un cocon. Une petite lanterne suspendue à un brin d’herbe. A l’intérieur, une cinquantaine d’oeufs. Le met préféré, hélas, des larves du Gelis, une petite guêpe parasite de la grande famille des Ichneumons.

Alors, pour mieux protéger sa progéniture, l’Agroeca brunnea recouvre le cocon d’un crépis de boue. Une protection illusoire sans doute compte tenu de l’efficace tarière avec laquelle l’ennemi injecte ses oeufs. Mais que faire de plus ?

Une fois l’enduit en place, jusque sur les fils d’encrage, la petite araignée abandonnera le cocon et partira en chasse. Pas de toile en effet mais un patient affût. Parmi les feuilles mortes et les herbes basses. Et dans le feuillage des légumes du jardin.

En savoir plus le parasitisme des Gelis sur les cocons d’Agroeca brunnea avec le site european-arachnology.org

Une fois le crépis en place, l'Agroeca brunnea abandonnera le cocon / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Les petits ballots de l’écureuil

Ecureuil, aménagement du nid / Un jardin dans le Marais poitevin.

L’écureuil du jardin a l’art et la manière de confectionner des paquets bien compacts. Pour faciliter le transport jusqu’au nid bientôt presque tout neuf !

Ecureuil, aménagement du nid / Un jardin dans le Marais poitevin.Bien-sûr, il peut compter sur ses réserves, cachées un peu partout au potager. De quoi passer l’hiver sans trop de difficultés. Pas question pour autant de se la couler douce. Car, en cette mi-janvier, commence la saison des amours pour l’écureuil. La quête n’est pas forcément de tout repos. D’autant que, parallèlement, il faut retaper le nid !

C’est une grosse boule de brindilles bien calée entre deux solides et hautes branches d’un peuplier. L’entrée est sur le côté, invisible depuis le sol. On pourrait presque croire à un nid de corneilles.

Si le refuge fait ses preuves depuis quelques années, le moment est venu de renouveler son confort. Aussi malin qu’industrieux, l’écureuil transporte à pleine gueule ses ballots d’herbes sèches, de feuilles mortes et de mousse… C’est qu’il en faut des matériaux tout là-haut ! En prévision des rigueurs d’un hiver qui débute à peine. En prévision surtout de la future nichée.

Ecureuil, aménagement du nid / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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