Fier comme un Verdier

Verdier, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Vert, sans doute, mais jamais franc. Le Verdier tire plutôt vers le gris et l’olive. Et c’est surtout le jaune qui le rend si lumineux.

Verdier, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.La mangeoire ne l’intéresse guère. Pas même les graines tombées au sol. Il laisse tout cela aux mésanges et aux pinsons. Il a sa fierté le Verdier. Les graines, il préfère les trouver par lui-même. Il arpente ainsi le potager et les allées en petite bande. Et son solide bec n’a pas l’air de s’en plaindre.

Difficile alors de distinguer son plumage vert-olive dans ces pérégrinations au raz du sol. Et c’est finalement à la buvette du jardin qu’il se laisse plus aisément admirer. Lorsqu’il se rengorge entre deux lampées au bord de la petite mare.

Les nuances de gris le dispute au dégradé d’un jaune délavé, plus lumineux sur le ventre, la queue et au bord des ailes. Le Verdier femelle est moins ostentatoire. Le gris et le vert-olive l’emportent partout. C’est à peine si le croupion verdâtre se distingue au repos. Seul l’éclat jaune vif de la lisière des ailes rappelle son fanfaron de compagnon.

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Verdier, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Rondelette merlette

Merlette / Un jardin dans le Marais poitevin.

Même silhouette et même comportement que le merle noir. La merlette s’en distingue par une robe brune qui se perd parmi les feuilles mortes…

Merlette / Un jardin dans le Marais poitevin.On lui pardonne d’éparpiller avec tant d’énergie la couverture de feuilles mortes des platebandes ! Après tout, sa chasse aux vers et aux larves est tout bénéfice pour le jardin. Pour la peine d’un coup de râteau tous les deux ou trois jours.

La merlette n’arrête jamais. Quand elle ne fait pas voler les feuilles, elle fouille la terre meuble, le bec jaune encombré de débris.

Sous le soleil, les reflets clairs qui piquètent sa robe brune peuvent faire penser à une grive. Mais le mouchetage est bien plus prononcé chez la Musicienne. Rondelette, elle est persévérante dans sa frénétique exploration. Elle est aussi lunatique. D’un coup elle se fige, scrute les alentours et pique un sprint vers la platebande voisine. Et refouille de plus belle. Au moindre soupçon, sauve qui peut ! Dans un brusque vol rasant, elle file sous le couvert de la haie la plus proche. Non sans avoir lancé ce cri d’alerte si caractéristique des merles.

Merlette / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

 

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A la buvette du jardin

Abreuvoir des oiseaux, chardonneret / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Sèvre n’est pas loin mais, pour une petite soif, la buvette du jardin fait très bien l’affaire !

Abreuvoir des oiseaux, verdier / Un jardin dans le Marais poitevin.Actuellement en travaux, la mare est presque à sec sous les peupliers. Un escalier de fortune facilite néanmoins d’accès à l’abreuvoir. Les oiseaux ont vite trouvé le chemin.

Le chardonneret prend ici tout son temps entre chaque gorgée. Pas d’ébouriffante trempette aujourd’hui. Confortablement campé sur la dernière marche, il joue les équilibristes pour puiser quelques gouttes puis déglutir en redressant haut la tête. Prudent, il n’en jette pas moins un oeil sur le verdier qui, tout à côté, commence à s’impatienter.

Quelques mouvements d’humeur puis, n’y tenant plus, ôtes-toi de là que je m’y mette ! Chacun son tour. Le chardonneret ne demande pas son reste. Dans quelques mois, plus de dispute. Mieux que la buvette du jardin, avec le retour de la Grande Cardère, il y aura alors, de proche en proche et en permanence, un cabaret des oiseaux disponible tout au long du halage !

Abreuvoir des oiseaux, verdier et chardonneret / Un jardin dans le Marais poitevin.

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