Les enclumes des musiciennes

Grive musicienne décortiquant un escargot / Un jardin dans le marais poitevin.

Quelques grands coups secs contre une pierre pour fracasser la coquille des escargots. Les grives musiciennes n’y vont pas avec des pincettes !

L’an passé, elles avaient surtout utilisé un gros caillou, à l’abri des regards, derrière les grandes touffes d’artichaut. Les grives musiciennes sont moins cachotières cette année. Il est vrai qu’à l’occasion du réaménagement de la petite mare, la bordure de pierres plates a (provisoirement) perdu son couvert de lierre. Voilà autant d’enclumes certes moins discrètes mais si pratiques pour décortiquer les escargots ! 

Il y avait deux nichées au début du printemps dans les haies du jardin. Tout ce petit monde s’en donne à coeur joie depuis quelque temps avec les averses quasi quotidiennes. Pas besoin d’aller fouiller les broussailles pour déloger petits gris et consorts. Ils courent partout au potager.

Bien-sûr, pour varier les plaisirs, cerises et fraises sont aussi au menu de la petite troupe de musiciennes. On leur pardonne volontiers. Avec leur oeil exercé et leur solide appétit, les plants de salades n’ont rien à craindre des escargots !

Grive musicienne décortiquant un escargot / Un jardin dans le marais poitevin.

 

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L’apprentissage du merleau

L'apprentissage du merleau.Leçon numéro un : faire voler les feuilles mortes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Pas de Tanguy chez les merles ! A peine sorti du nid, l’apprentissage du merleau commence. Car les vers ne tombent pas du ciel.

L'apprentissage du merleau. Leçon n° 2 : les vers, ce sera bientôt chacun pour soi ! / Un jardin dans le Marais poitevin.La becquée tranquille au creux du nid, c’est fini ! Dans quelques jours, il faudra se débrouiller seul. En attendant, séance d’apprentissage ce matin pour un des rejetons. C’est le merle qui s’y colle.L'apprentissage du merleau. Leçon n° 3 : un petit dernier et c'est toi qui va chercher le prochain ! / Un jardin dans le Marais poitevin.

Pour commencer, la leçon va au plus facile. Les platebandes du jardin. Il suffit de faire voler les feuilles mortes pour déloger vers et insectes. Le petit regarde attentivement sans vraiment comprendre ce qu’on attend de lui. Dès qu’un ver apparaît, il le réclame à grands cris. Bon prince, le merle le lui donne. Une, deux, trois fois… Mais il se lasse vite. Alors, sous les yeux interloqués du merleau, il engloutit la gourmandise. A toi de jouer !

Le petit se lance, comme pour jouer, encouragé par les sautillements frénétiques du merle. Victoire ! Allez, encore, encore… Mais brusquement, sans crier gare, le merle s’envole. Tout penaud, l’apprenti en reste figé. L’apprentissage du merleau, c’est aussi celui de la solitude… Elle ne durera que quelques minutes. Bon, c’est assez pour aujourd’hui. On reprendra demain.

En savoir plus sur le merle avec le site oiseaux.net

L'apprentissage du merleau, c'est aussi l'apprentissage de la solitude / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Fier comme un Verdier

Verdier, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Vert, sans doute, mais jamais franc. Le Verdier tire plutôt vers le gris et l’olive. Et c’est surtout le jaune qui le rend si lumineux.

Verdier, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.La mangeoire ne l’intéresse guère. Pas même les graines tombées au sol. Il laisse tout cela aux mésanges et aux pinsons. Il a sa fierté le Verdier. Les graines, il préfère les trouver par lui-même. Il arpente ainsi le potager et les allées en petite bande. Et son solide bec n’a pas l’air de s’en plaindre.

Difficile alors de distinguer son plumage vert-olive dans ces pérégrinations au raz du sol. Et c’est finalement à la buvette du jardin qu’il se laisse plus aisément admirer. Lorsqu’il se rengorge entre deux lampées au bord de la petite mare.

Les nuances de gris le dispute au dégradé d’un jaune délavé, plus lumineux sur le ventre, la queue et au bord des ailes. Le Verdier femelle est moins ostentatoire. Le gris et le vert-olive l’emportent partout. C’est à peine si le croupion verdâtre se distingue au repos. Seul l’éclat jaune vif de la lisière des ailes rappelle son fanfaron de compagnon.

En savoir plus sur le Verdier avec oiseaux.net

Verdier, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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