Le Pic vert et les fourmis

Pic vert, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Il faut l’oeil perçant du Pic vert pour repérer les fourmis au sol. De là à en déduire l’emplacement de leurs galeries souterraines… Un sixième sens sans doute.

Un bec si puissant pour de si petites proies !  Au jardin comme ailleurs, le Pic vert (Picus viridis) se nourrit en effet essentiellement de fourmis. Et s’il martèle le sol avec tant d’ardeur, c’est pour atteindre et crever une de leurs galeries. Ou mieux, leur nid. Il ne reste plus alors qu’à y insinuer la langue ! Et à se régaler.

Ce matin, le vieux mâle est accompagné d’un de ses rejetons. Les ailes déjà verdâtres, la tête et le poitrail juvénile encore mouchetés, celui-ci arbore un début de calotte rouge. Mais toujours pas de tâche noire autour des yeux. Mâle ou femelle ? La couleur de la future moustache (noire pour Madame, rouge pour Monsieur) le dira bientôt.

Quand l’apprentissage du merleau n’était déjà pas si simple, on imagine le défi ici pour le jeune Pic vert… Car il ne s’agit pas de tambouriner le sol au hasard. Comment repérer une galerie quelques centimètres sous terre ?

Visiblement, il n’en est pas à son coup d’essai. Il creuse, creuse, près de la planche des iris, et bientôt semble se figer. Le temps de la dégustation. Lorsqu’il relève fièrement la tête, quelques fourmis rescapées courent le long de bec. Il a visé juste ! Évidemment, tous les coups ne sont pas gagnants. Qu’importe. Il peut toujours se consoler avec une larve ou une mouche de rencontre.

En savoir plus sur le Pic vert avec le site oiseaux.net

Pic vert juvénile / Un jardin dans le Marais poitevin.

Quelques fourmis rescapées courant sur le bec en témoignent : le jeune Pic vert a visé juste !

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Une calotte noire… ou rousse !

Fauvette à tête noire, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Même silhouette, même robe grisâtre mais la calotte diffère chez la Fauvette à tête noire. Et Monsieur a éclipsé Madame dans le nom de l’espèce.

Fauvette à tête noire, mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.On a vu la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) tenir la dragée haute à ces galopins de merleaux autour de la mare. À tête noire ? Encore une vison quelque peu machiste. Car si le mâle arbore bel et bien une calotte noire, large et luisante, celle de la femelle est plutôt brune. Presque rousse.

Très peu ostentatoire, le reste du plumage est assez Fauvette à tête noire, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.comparable d’un sexe l’autre. Grisâtre dessus, blanchâtre dessous. Encore que, noire ou rousse, la couleur de la calotte se diffuse ici et là, sur la nuque, la poitrine et les ailes.

La discrète chasse rarement au sol. Elle préfère le couvert des feuillages. Alors, les Fauvette à tête noire, femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.fruitiers et les arbustes du jardin lui conviennent parfaitement, comme les haies, les taillis et les broussailles de ses abords.

Elle s’y faufile avec aisance pour débusquer petits insectes, larves chenilles et araignées. Au début de l’été, elle appréciait aussi cerises, framboises et groseilles. En attendant les mirabelles.

En savoir plus sur la Fauvette à tête noire avec le site oiseaux.net

Voir quelques autres oiseaux du jardin

Au bord de la mare / Un jardin dans le Marais poitevin.

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Le lilliputien du jardin

Troglodyte mignon / Un jardin dans le marais poitevin.

Si discret quand il traque insectes et araignées dans les broussailles, le Troglodyte mignon l’est beaucoup moins quand il donne de la voix !

Troglodyte mignon / Un jardin dans le marais poitevin.Il a beau se dresser sur ses ergots, ici au bord de la mare, le Troglodyte mignon n’en reste pas moins le lilliputien du jardin. Il est d’ordinaire moins facile à repérer. Un peu comme l’Accenteur mouchet, il furète en effet le plus souvent au pied des haies, dans les fourrés et les broussailles. En quête de petits insectes et d’araignées. On l’aperçoit également furtivement inspectant les berges de la Sèvre et des fossés alentour.

Il est d’autant plus discret que son plumage s’harmonise parfaitement avec son habituel environnement de feuilles mortes. Brun roussâtre, strié de lignes noires, surtout sur les ailes, le Troglodyte mignon présente de longs sourcils clairs ainsi qu’un bec effilé légèrement recourbé.

Il se distingue surtout par son emblématique petite queue rousse constamment relevée. Parfois à la verticale lorsqu’il se tapit au sol.

À dire vrai, on l’entend régulièrement plus qu’on ne le voit. Un chant pas forcément mélodieux mais si sonore et très haut perché. À faire pâlir le rouge-gorge de jalousie.

En savoir plus sur le Troglodyte mignon et entendre son chant avec le site oiseaux.net

Troglodyte mignon / Un jardin dans le marais poitevin.

Le nid du lilliputien : une boule de mousse incrustée dans le parement d’une haie.

 

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