Le Satyre du marais !

Le Satyre sur Menthe des champs.

Deux noms, une même espèce de papillon. Et voilà le Satyre ! Le mâle de la Mégère. Alors, comment les distinguer ?

Le Satyre sur Menthe des champs.Réputé apprécier les pelouses rocailleuses et sèches, voici le Satyre (Lasiommata megera) pourtant à son aise sur une prairie humide du marais. Comme la Mégère, la femelle de l’espèce, il y butine notamment la menthe des champs. Un grand classique de la fin d’été !

Comment distinguer la Mégère et le Satyre ? D’abord par le comportement. Elle butine longuement, lui plus furtivement, trop occupé à défendre son territoire et à y rechercher l’âme soeur. Cela dit, comme Madame, Monsieur se laisse aller, parfois, à un bain de soleil. Entre deux patrouilles.

Sinon, côté décor, le Satyre présente, sur fond orange, une bande épaisse, brun foncé, oblique, irrégulière, qui barre fortement les ailes antérieures dont le jeu de marqueterie est davantage appuyé. Le reste est assez semblable, y compris au revers. 

S’il passe parfois au jardin, il ne s’y laisse guère approcher. À vrai dire, il préfère le fouillis des prairies. Là où il est né, parmi fétuques, paturins, dactyles et autres herbes folles. Surtout, en cette saison, lorsque menthe et pulicaire s’y mêlent.

Sources :

Le Satyre sur Menthe des champs.

Sur un jeu de marqueterie nettement accentué, une bande brune épaisse barre les antérieures.

Celui-ci a les ailes quelque peu fatiguées. Peut-être un individu de seconde génération en bout de course (avril/juillet, juillet/septembre, septembre/novembre). La génération suivante ira jusqu’au bout de l’automne. Si le temps le permet.

La lumineuse Mégère, avec un jeu de marqueterie à peine esquissé, parcouru de lignes sinueuses évoquant la coiffure serpentine de la terrible déesse grecque.

Le revers des ailes est assez comparable d’un sexe l’autre, notamment l’élégante “broderie” aux postérieures.

 

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Le Taon des chevaux

Taon des chevaux sur plan de salade.

Le Taon des chevaux ne pique pas. Il mort ! Avec un rostre propre à broyer le cuir du bétail. La rançon d’un potager proche des pâturages.

Taon des chevaux sur plan de choux.Les yeux disjoints, c’est une femelle. Chez les taons, misogynie à part, ça n’est pas bon signe ! Ce sont les femelles, en effet, qui piquent, ou plus exactement qui mordent. Avec le Taon des sudètes, alias le Taon des chevaux (Tabanus sudeticus), la morsure est particulièrement douloureuse.

Voilà donc le plus gros des taons. Plus de deux centimètres. Armé pour percer le cuir du gros bétail ! Son rostre broyeur n’aura d’évidence aucune difficulté à déchiqueter votre tendre épiderme. Histoire de faire perler des gouttes de sang dont Madame espère bien se gaver. Non qu’elle soit cruelle : “sanguinivore” par nécessité plutôt. Uniquement pour bénéficier d’un afflux de protéines indispensable à l’élaboration de ses oeufs ! 

Dominante sombre, thorax discrètement rayé de gris, abdomen animé de petits triangles dont la couleur roussâtre se diffuse parfois sur les premiers segments : malheureusement, Madame a ici perdu une aile. Impossible de voler. À force d’importuner chevaux, vaches ou … jardiniers, on risque fort un revers qui, s’il n’est pas directement fatal, ne laisse en l’occurence rien présager de bon face aux prédateurs.

Source : 

Taon des chevaux sur plan de salade.

Au moins l’absence d’une des ailes permet-elle de mieux voir l’abdomen. Une suite de petits triangles beiges à roussâtres sur chaque segment.

Plus petit mais tout aussi importun, surtout par temps d’orage, le Taon des pluies (Hoemotopota pluvialis). Ailes marbrées de gris et zigzags colorés dans les yeux.

Même comportement pour le Taon jaune (Atylotus loewianus). Enorme yeux jaune vert, thorax et abdomen dorés.

 

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Le relais des rudbeckias

Rudbeckias et Azuré commun.

Belle transition entre l’été et l’automne, la large touffe dorée des rudbeckias régalera abeilles et papillons jusqu’en octobre.

Rudbeckias et Eucère dentée, mâle.

Immanquable avec ses spectaculaires antennes, Monsieur Eucère dentée visite chacun des fleurons jaunes en périphérie du coeur noir.

Le relais est chaque année bien orchestré entre les marguerites blanches et les rudbeckias. Ainsi, après un éclatant début d’été, les premières baissent-elles le nez comme pour tirer leur révérence. Or, depuis quelques temps déjà, la large touffe des seconds est plus fringuante que jamais.

Elle s’apprête à jouer les prolongations pour saluer l’automne de ses mille et un feux dorés. Les butineurs ne perdent pas au change ! Papillons et abeilles sauvages ont tôt fait de repérer et de butiner les petits fleurons jaunes qui perlent en périphérie du coeur noir. Et ce n’est pas un hasard si les agrions du jardin viennent s’y poster à l’affût : les petites mouches en quête de pollen en feront les frais !

Contrairement aux marguerites, les capitules de rudbeckias de baissent pas le nez quand ils arrivent à maturité. Fiers comme Artaban jusque dans le dessèchement. Il est alors temps de les couper, au fur et à mesure, pour stimuler le renouvellement de la floraison. Jusqu’aux premiers frimas. Si tout va bien.

Source :

Le petit Azuré commun : la légère ondulation des ailes pendant le butinage dévoile un peu de l’avers bleu ciel finement bordé d’une frange blanche et d’un liseré noir. Un mâle donc.

Rudbeckias et Mégachile sp.

Petite Mégachile sp. bien placée pour accéder à la fois au nectar, à la base de chaque pétale, et au pollen des petits fleurons jaunes en périphériques du coeur noir.

Rudbeckias et Agrion à larges pattes.

Gare à l’Agrion à larges pattes ! À l’affût, il guette les petits insectes en quête de pollen.

Mouche-scorpion mâle en chasse. On voit bien ici le long rostre armé de mandibules dont il use pour broyer ses proies.

La voilure de cet Amaryllis a perdu de son éclat ! On ne perçoit qu’à peine les deux pupilles blanches de l’ocelle noir. En bout de course, sans doute, le petit papillon a bien besoin de se requinquer !

 

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