Le Petit bombyle

Petit bombyle sur inflorescence de crépis.

Vol stationnaire, très longue trompe, fourrure brunâtre : le Petit bombyle, discret butineur et parasite des nids d’abeilles sauvages.

Son cousin le Grand bombyle, rencontré en fin d’hiver, n’était déjà pas bien gros ! C’est dire si le Petit bymbile (Bombilius minor) est particulièrement discret lorsqu’il butine au jardin. Un centimètre tout au plus. Hors la trompe naturellement. L’attribut caractéristique de la famille. Déployée droit devant, elle permet un butinage précis et rapide, quasi sans s’arrêter de voler. C’est à peine si les très longues pattes se posent sur la fleur.

La discrétion du Petit bombyle tient aussi aux couleurs neutres de son abondante fourrure. Des reflets roussâtres sur des nuances de brun et de gris. Beaucoup plus passe-partout que la tenue sombre piquetée de blanc du petit Bombyle noir.

Pour le reste, le voltigeur est moins “nounours” qu’il en a l’air. La femelle pond en effet à proximité des nids d’abeilles sauvages. C’est la dure loi de tous les bombyles. Ses larves trouvent vite le chemin. Elles commencent par dévorer tout ce qui traîne pour terminer par le couvain. Ainsi va l’équilibre du jardin.

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Petit bombyle, trompe droit devant.

Contrairement à la plupart des bombyles, pas de zones ou de taches sombres sur les ailes, quasi invisibles en vol.

 

Le Syrphe ceinturé

Syrphe ceinturé en vol stationnaire.

Un inlassable butineur et des larves siphonneuses de pucerons : autant de bonnes raisons d’apprécier la présence du Syrphe ceinturé au jardin !

Syrphe ceinturé sur rosier grimpant.Son allure de petite guêpe le met (un peu) à l’abri de la convoitise des prédateurs. On aurait cependant tort de redouter le Syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus). Non seulement il ne pique pas mais c’est sans doute l’un des plus efficaces auxiliaires du jardin !

Comme tous les syrphes, c’est Syrphe ceinturé sur inflorescence de Pimprenelle.d’abord un infatigable butineur. On le repère assez facilement à son vol stationnaire au dessus des fleurs qu’il semble choisir avec soin. Peut-être vérifie-t-il qu’une Araignée crabe ne l’y attend pas ! Les yeux bordeaux, la face blanche, il est surtout remarquable par son abdomen étroit ceinturé de noir et de jaune orangé.

Mais ce n’est pas tout. Comme le Syrphe des corolles par exemple, sa présence au jardin est tout bénéfice pour lutter contre les pucerons. D’autant plus que la femelle est peu regardante. Elle pond ainsi à proximité des colonies, aussi bien sur les rosiers que les haricots verts ou les tomates ! Qu’importe la couleur des pucerons… Une seule larve, estime-t-on, peut en dévorer un bon millier. Ou plutôt les “siphonner” puisqu’elles en aspirent les liquides internes. Sans craindre les fourmis. Qui dit mieux ?

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Syrphe ceinturé sur inflorescence de Crépis.

 

L’Éristale opiniâtre

Éristale opiniâtre sur inflorescence de crépis.

L’Éristale opiniâtre n’est pas seulement précieuse pour ses qualité de butineuse. Ses larves participent aussi à l’assainissement des eaux stagnantes.

Bientôt l’automne. En cette saison, les taches triangulaires orangées de l’Éristale opiniâtre (Eristalis pertinax) sont à peine visibles. La dominante est au brun foncé presque noir pour ce gros syrphe qui se donne des allures d’abeille.

Les reflets roussâtres du thorax velu se diffusent sur le fin duvet de l’abdomen conique et sur les ailes légèrement fumées. Seuls les tarses des pattes avant et médianes se distinguent par leur couleur jaune vif.

Voilà d’ailleurs un des détails les plus caractéristiques pour la distinguer de sa très proche cousine, l’Éristale tenace rencontrée à la toilette au printemps derniers.

Délicate lorsqu’elle butine, l’Éristale opiniâtre l’est un peu moins pour l’installation de ses larves ? Voire. Car certes, comme toutes les éristales, elle pond dans les eaux stagnantes les plus « chargées ». Et même dans le purin. Mais elle contribue du même coup à leur épuration. Les fameux « vers à queue de rat » – ladite queue leur permet de respirer à l’air libre – s’y nourrissent en effet des matières organiques en décomposition. Aussi utile que peu ragoutant ! 

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En savoir plus sur les “larves à queue de rat” avec le site insectes-net.fr

Éristale opiniâtre sur inflorescence de crépis.