Le Carabe purpurin

Carabe purpurin.

Noir, marginé de violet et de bleu, le Carabe purpurin compte parmi les auxiliaires les plus précieux du jardin. Ses larves également.

Carabe purpurin.

Coléoptère de belle taille, le Carabe purpurin (Carabus purpurascens) frise les trois centimètres et demi ! Entièrement noir, les élytres finement striés, on le distingue surtout à ses marges violacées et aux reflets bleutés de son pronotum. S’il ne vole pas, il est particulièrement vif lorsqu’il se faufile parmi les herbes et les légumes du jardin.

Comme tous les carabes, il est plutôt discret et passe ses journées d’été à l’abri, dans la fraicheur des haies. Voire sous une pierre. Il part en chasse à la nuit tombée. Quand sortent également ses proies favorites : limaces et escargots.

Ses larves sont tout aussi voraces et traquent pucerons, acariens, petites chenilles… Et même le fameux ver “fil de fer” du Taupin ! Essentiellement carnivore, le Carabe purpurin varie ses menus en dévorant les graines d’adventices trouvées au sol. Il n’en est que plus précieux au potager.

Sources : 

Un autre précieux coléoptère jardin. Le Staphylin noir est également de moeurs plutôt nocturnes. Mais, comme le Carabe purpurin, il n’hésite pas à sortir le jour, surtout en été, lorsqu’une averse fait sortir limaces et escargots de leur léthargie…

 

La doucette sauvage

Doucette sauvage / Une jardin dans le Marais poitevin.

Boursette, blanchette, clairette… Qu’importe le nom, la doucette sauvage est une véritable gourmandise à l’approche de l’hiver.

Doucette sauvage / Un jardin dans le Marais poitevin.S’il est une plante sauvage très bienvenue au jardin, c’est à coup sûr la doucette ! L’ancêtre de la mâche cultivée abonde dans les prairies alentours. Les oiseaux aidant, ses graines font florès dans la terre meuble du potager. En cette saison, les larges rosettes s’épanouissent ici et là sur les planches qui n’ont pas reçu un couvert de feuilles mortes ou d’engrais vert.

Est-il besoin de préciser que le désherbage les épargne soigneusement ? Evidemment, éparses, elles sont moins abondamment disponibles que celles de la mâche semée à l’automne. Raison de plus pour les bichonner. 

Car la texture et la saveur de la doucette sauvage sont incomparables ! Pas question de la récolter à la va-vite. Une cueillette minutieuse, juste au dessus du collet, permettra une nouvelle pousse. La gourmandise se mérite.

Doucette sauvage / Un jardin dans le Marais poitevin.

Mâche / Un jardin dans le Marais poitevin.

Une couleur nettement plus soutenue. Une saveur plus relevée aussi. La mâche est la salade de l’automne par excellence. Et de l’hiver ! Comme la doucette, un même pied peut en effet supporter deux à trois récoltes. Alors, pourquoi pas un mélange ? Couleurs, textures et saveurs à la fois si proches et différentes. Une salade royale !

 

La Noctuelle en deuil

Noctuelle en deuil sur inflorescence de Cirse des marais.

Pluies interminables, vent et, déjà, premières gelées… Qui mieux que la Noctuelle en deuil pour sonner le glas des beaux jours ?

Noctuelle en deuil sur inflorescence de Cirse des marais.Quelques taches blanches éclatantes certes. Et une frange grise. Mais c’est le noir et de multiples nuances de brun qui dominent. Avec une telle livrée, la Noctuelle en deuil (Tyta luctuosa), il est vrai, n’est pas bien gaie. Au point qu’un de ses noms vernaculaires enfonce le clou : la Funèbre ! 

On pourrait presque la confondre avec l’Hespérie des potentilles. Du moins en face dorsale. Mais les antennes sont ici effilées quand celles des hespéries présentent une pointe renflée et légèrement crochue. Nocturne, comme la plupart des noctuelles, il n’est cependant pas rare de voir la Funèbre butiner au soleil. Elle sirote ici le nectar d’une des dernières inflorescences de Cirse des marais. Mais il lui faut se faire une raison : c’est bientôt la fin.

En attendant le prochain printemps, la relève patientera tout l’hiver sous terre. Rien à craindre cependant de ces chenilles de noctuelles là au potager ! Elles se développent plutôt aux dépens de nombreuses plantes sauvages. Comme celles du Ptérophore blanc, elles apprécient tout particulièrement le liseron. Mais aussi la Mauve et le Plantain.

Sources : 

Noctuelle en deuil sur inflorescence de Cirse des marais.

Dans la famille des noctuelles, et malgré son nom plus avenant, la Fiancée n’est pas vraiment la bienvenue au jardin. Surtout ses chenilles !

Un autre insecte dont la tristounette livrée inspire un nom vernaculaire qui ne l’est pas moins : le Drap mortuaire, cousin de la Cétoine dorée.