
La petite Amégille à joue blanche apprécie nectar et pollen de la Guimauve officinale (Althaea officinalis). Les humains préfèrent les Chamallows : grillée ou non au feu de bois, la confiserie est confectionnée à partir de la racine de la sauvageonne.
Mauve, Guimauve officinale… On les confond parfois. Bien différentes, elles ont toute leur place au jardin !
Les deux cousines sont bien présentes dans le Marais poitevin. L’une sur les prairies humides. L’autre plutôt au bord des chemins. Avec un même port vigoureux, elles se distinguent d’abord par leur feuillage. Egalement velouté mais vert tendre pour la Guimauve officinale, plus soutenu voire foncé pour la Mauve sylvestre.

La Guimauve officinale, parmi les plantes-hôtes de l’Arlequinette jaune.
C’est évidemment leur fleur qui fait la différence au premier regard. Mauve bien-sûr. Mais tout en délicatesse ici. Comme en écho aux vertus apaisantes de la friandise tirée jadis de ses racines. Plus franchement là, avec des nervures violacées très marquées.
On les confond souvent dans le langage courant du marais. Il est vrai qu’elles étaient jadis de tous les jardins !

Dans de bonnes conditions, la Mauve sylvestre forme des touffes de près d’un mètre, abondamment fleuries de juin à septembre. Parfois au-delà.
En savoir plus :
- Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
- Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
- Avec le site sauvagesdupoitou.com
- La Guimauve officinale avec l’herbier numérique flore-en-ligne.fr
- La Mauve sylvestre avec l’herbier numérique flore-en-ligne.fr
Photos JF Irastorza