La Bugle rampante

Bugle rampante, épi floral / Un jardin dans le Marais poitevin.

Ancienne médicinale, familière des haies et des sous-bois, la Bugle rampante est un bon couvre-sol, généreux et coloré.

Grand bombyle sur fleur de Bugle rampante / Un jardin dans le Marais poitevin.Elle côtoie le Lamier pourpre et le Lierre terrestre au pied des haies. Pas de risque de confusion. La Bugle rampante dresse un bel épi serré où le bleu-violacé des petites fleurs se mêle au vert puis au bronze d’un feuillage qui fonce et rétrécit en progressant vers le sommet de la pyramide.

Comme chez ses voisines, les fleurs Épi floral de la Bugle rampante / Un jardin dans le Marais poitevin.de la Bugle rampante présente deux lèvres ouvrant sur un long tube nectarifère. La lèvre inférieure à trois lobes reçoit les butineurs. Au dessus, la lèvre supérieure est atrophiée. Pour ne pas dire inexistante. Pas d’auvent protecteur donc pour étamines et styles qui en débordent largement.

Cela dit, la belle se propage surtout, comme son nom le laisse entendre, au fil de l’enracinement de ses longs stolons. Un bon couvre-sol donc. Vite envahissant.

Jadis prisée à raison de ses vertus cicatrisantes, ses feuilles fraiches viennent parfois encore relever les salades. A petite dose toutefois. Et à condition d’en apprécier l’amertume.

En savoir plus sur la Bugle rampante avec le site abiris.snv.jussieu.fr 

Bugle rampante, fleur. La lèvre supérieure est à peine visible, laissant étamines et styles sans protection / Un jardin dans le Marais poitevin.

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Le Compagnon blanc

Le Compagnon blanc, fleur mâle, étamines à peine visibles à l'entrée du tube nectarifère / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le Compagnon blanc ne compte guère sur les pollinisateurs habituels. C’est à la tombée du jour qu’il sort le grand jeu. Pour les papillons de nuit.

Compagnon blanc au pied d'une haie / Un jardin dans le Marais poitevin.Cinq pétales blancs échancrés à la manière de la Stellaire holostée. Si elle n’a pas la prestance de sa voisine des haies, la Silène latifolia – alias le Compagnon blanc – a une sexualité autrement plus complexe !

Il est vrai qu’étamines et styles ne cohabitent pas. Fleurs mâles et femelles doivent ainsi impérativement s’en remettre aux pollinisateurs.

Ce handicap étant, la belle ne prend aucun risque face à la concurrence. Elle sait bien qu’elle ne fait guère le poids sous le soleil. Malgré la délicate collerette marquant l’entrée du tube nectarifère. Elle Compagnon blanc, fleur femelle avec styles émergeant du tube nectarifère / Un jardin dans le Marais poitevin.attend donc le crépuscule pour s’épanouir pleinement et commencer sa production de nectar. Mais également d’enivrant parfum. L’arme suprême pour attirer les papillons de nuit ! 

La fructification du Compagnon blanc est bien connue des enfants : des petites capsules brunes bordées d’une couronne dentelée. Et bourrées de graines. Au choix : des maracas miniatures ou des sifflets du plus bel effet. Avec un peu d’entraînement bien-sûr.

Fruit du Compagnon blanc, petite capsule dentée / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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L’Herbe à l’ail dans la salade !

L'Herbe à l'ail, inflorescence / Un jardin dans le Marais poitevin.

Une plante sauvage presque banale. Mais l’Herbe à l’ail n’a pas usurpé son sobriquet poitevin. Pour parfumer la salade.

L'Herbe à l'ail / Un jardin dans le Marais poitevin.Elle se dresse au bord du halage. Parmi les orties. Histoire peut-être de rendre la comparaison plus facile. Et de dissiper le doute. Les feuilles terminales de l’Alliaire officinale – l’Herbe à l’ail comme on dit en Poitou et ailleurs sans doute – ressemblent en effet bigrement à celles de l’ortie. Etrangement, quelques étages en dessous, le feuillage prend une forme très différente, plus ronde, comme un gros coeur crénelé.

Rondes ou pointues, une cueillette s’impose. Aucun risque de piqure. Ciselées, les feuilles fraiches d’Alliaire donne à la salade un léger goût d’ail, d’autant plus agréable qu’il ne vous poursuivra pas tout l’après-midi !

L’inflorescence est composée de multiples petites fleurs blanches aux quatre pétales en croix. Une crucifère. Plus proche du chou et du navet donc que de l’ortie ! Une cousine de la moutarde. D’ailleurs, ses minuscules graines peuvent en tenir lieu. Pas forcément facile à récolter au bord des chemins ! Alors que quelques feuilles… Un excellent condiment au détour d’une balade.

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L'Herbe à l'ail, feuilles basales / Un jardin dans le Marais poitevin.L'Herbe à l'ail, feuilles terminales / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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