Le tapis de Trèfle blanc !

Trèfle blanc et abeille domestique.

Il s’est installé là spontanément. Le Trèfle blanc se partage les allées du jardin avec ses cousins jaunes et violets. Un tapis vert, moelleux et mellifère !

Trèfle blanc et Syrphe ceinturé.Dans la trilogie sucrée des allées du jardin, après le Petit trèfle jaune et le Trèfle violet, voici venu le temps du Trèfle blanc (Trifolium repens). On l’appelle également le Trèfle rampant mais n’est-ce pas le propre de tous les trèfles que de ramper ? Et c’est ainsi que les cousins composent aujourd’hui un tapis toujours vert et moelleux entre les planches cultivées.

La cohabitation des trois se passe plutôt bien avec des floraisons successives qui font le régal des butineurs. Le dominante des allées est donc actuellement plutôt blanche. Nuancée de rose ici et là. 

Une multitude de petites têtes rondes se partagent les faveurs des abeilles, des bourdons et des syrphes. À ce rythme-là, les minuscules fleurs blanches à l’étendard fièrement dressé ne tardent pas à être fécondées. Elles fléchissent alors, invitant les visiteurs à se concentrer, palier après palier, sur les étages supérieurs.

Naturellement, il faut attendre que toutes soient fanées pour passer la tondeuse. Assez haute pour ne pas rogner le tapis. De quoi stimuler de nouvelles floraisons. Surtout s’il pleut.

Source : 

Trèfle blanc et abeille domestique.

Évidemment, en période de floraison, mieux vaut regarder où on met les pieds. Et éviter de se balader pieds nus ! Cela dit, pas de panique. Abeilles et bourdons ne sont pas agressifs. Mais si on leur marche dessus, la réaction tient du réflexe défensif…

Les papillons ne sont pas en reste ! Comment résister à un nectar aussi sucré ? Ici l’Argus brun, alias le Collier de corail.

Par larges nappes, le trèfle blanc envahit les allées et les parties enherbées du jardin. Comme les autres trèfles et les autres fleurs sauvages, dont la Brunelle actuellement, la tonte favorise le renouvellement de la floraison. À condition d’être la plus haute possible et d’intervenir, par rotation, sur plusieurs “zones” du jardin.

 

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Du pollen, en veux-tu en voilà !

Chaque chose en son temps. La Ronce commune fait actuellement grand étalage de pollen. C’est pour mieux préparer notre gourmandise de la fin d’été.

Syrphes sur fleurs de Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.La confiture de mûres, ce sera dans quelques semaines. Syrphes, abeilles et bourdons commencent à y travailler activement dans les haies. La Ronce commune amorce en effet sa floraison. La concurrence est certes rude auprès des butineurs mais, pour un amateur de nectar ou de pollen, il n’y a pas photo ! Même l’Oedémère noble et le Myrtil sont de la partie !

Abeille et Oedémère noble sur fleur de Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.Les cinq pétales blanc-rosé s’étalent largement, puis se rabattent vers l’arrière, libérant un impressionnant bouquet d’étamines.

Blanc-rosé également, les petits sacs de pollen sont légion. Les carpelles ne le sont pas moins. Plus discrètement ramassés en petit fagot, Myrtil sur fleur de Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.au centre, ils ne tarderont pas à être fécondés dans tout ce remue-ménage ! Chacun d’entre eux deviendra une des petites drupes, noires, parfumées et juteuses, agglomérées au sein de la future mûre.

La maturation va s’opérer tout l’été. Pour l’heure, pas d’inquiétude, même si les nuits sont encore fraîches en ce début juin. La Ronce commune est moins exigeante que tomates, aubergines, piments et courgettes qui commencent à s’impatienter au potager !

Source : 

Abeille sur fleur de Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.

Abeilles butinant et à l'approche d'une fleur de la Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.

Plus on est petit, plus il faut savoir s’imposer ! La petite abeille sauvage n’a pas l’air d’être impressionnée par sa cousine domestique.

 

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La généreuse toxique

Abeille sauvage sur Oenanthe de Lachenal.

C’est toujours un mystère de voir une plante toxique comme l’Oenanthe de Lachenal autant visitée par les butineurs…

Ectemnius continuus sur Oenanthe de Lachenal.La floraison du Cerfeuil des bois s’achève au bord du halage. En attendant celle de la Carotte sauvage, de la Berce et de la Reine des prés, place à une modeste ombellifère inféodée aux zones humides. L’Oenanthe de Lachenal (Oenanthe lachenalii) dont les tiges ramifiées, un peu lâches, sont actuellement malmenées par la pluie et le vent.

Cela dit, même rabattues parmi les graminées, les petites ombelles blanches au coeur parfois rosé ne manquent pas de charme. De minuscules corolles. Cinq pétales ronds. Plus longs et échancrés en périphérie. Cinq étamines et deux styles dressés. Et un généreux nectar facilement accessible… Pas étonnant que les butineurs y soient nombreux ! 

Cela dit, comme tous les membres de la famille, l’Oenanthe de Lachenal est à prendre avec des pincettes. Racines charnues, tiges creuses cannelées, feuillage gracile, ombellules florales puis fructifères… Tout chez la belle est toxique. Et pourtant, abeilles, mouches, guêpes, tenthrèdes, même coléoptères et papillons ne s’en soucient guère. Ont-ils trouvé l’antidote ?

Source : 

Phasie crassipenne sur Oenanthe de Lachenal.

Parmi les butineurs assidus de l’Oenante, la Phasie crassipenne, la Mouche des punaises, nullement affectée par la toxicité de l’ombellifère…

Tenthrède rustique sur Oenanthe de Lachenal.

La Tenthrède rustique non plus. Dans la même prairie, elle passe sans difficulté des dernières ombelles de Cerfeuil des bois aux premières fleurs d’Oenanthe.

Charançon du peuplier sur Oenanthe de Lachenal.

Même le Charançon du peuplier (Dorytomus longimanus) a l’air d’y trouver son compte !

Une tige cannelée et le frêle feuillage de l’Oenante de Lachenal.

Après fécondation, chaque ombellule florale évolue en une sphère compacte, toute hérissée des petites “dents” des akènes serrés les uns contre les autres.

 

 

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