Andrène gravide et Nomade bifasciée

Une abeille sauvage printanière et son coucou : l’Andrène gravide et la Nomade bifasciée actuellement au jardin.

Taille maxi : 14 mm. Visible de fin mars à juin.

Il ressemble beaucoup à son cousin, l’Andrène à pattes jaunes (Andrena flavipes). Il s’en différentie toutefois par une pilosité grisonnante sur la face, les côtés et le dessous du thorax, bien tranchée au regard de la fourrure du dessus du thorax brune. L’abdomen noir est également rythmé de fines bandes de poils plus clairs.

Sinon, avec une allure générale comparable, la femelle de l’Andrène gravide (Andrena gravida) arbore les même brosses de collecte jaune orangé. Les deux espèces voisinent actuellement sur pissenlits et ficaires.

Non loin de là rôdent les nomades, des abeilles-coucous spécialisées, parasites des abeilles sauvages du genre Andrena : à chaque andrène sa nomade quasi attitrée ! Pour l’Andrène gravide, c’est plutôt la Nomade bifasciée (Nomade bifasciata).

On dirait une petite guêpe, noire et jaune, comme toutes les nomades, rehaussée ici de rouge orangé : antennes, pattes et premiers segments de l’abdomen.

En bonne abeille-coucou, elle guette les allées et venues de son hôte involontaire. Lorsque celle-ci sort de son nid terricole après l’avoir approvisionné, elle met à profit le temps d’une nouvelle récolte de pollen pour y pénétrer et y pondre. Ses larves croqueront celles de l’Andrène gravide puis les réserves accumulées. Commence alors une longue métamorphose pour une émergence de nouvelles abeilles parasites au printemps suivant.

La Nomade bifasciée suit le rythme univoltin de l’Andrène gravide : une seule génération uniquement printanière, de fin mars à juin.

Les nomades ne présentent pas de brosses de collecte aux pattes arrière : inutiles puisque leurs larves se développent aux dépens des couvains parasités !

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Photos JF Irastorza