La Grande tortue

La Grande tortue

En attendant les écoulements de sève, la Grande tortue reprend des forces avec le nectar des haies et des fruitiers en fleurs.

Envergure maxi : 66 mm. Visible de février à novembre.

Hivernante à l’état adulte, notamment dans des cavités de vieux arbres, la Grande tortue (Nymphalis polychloros) traverse les 4 saisons en une seule génération. Mais, plutôt arboricole, on l’aperçoit assez rarement au jardin où elle ne descend qu’occasionnellement préférant les frondaisons alentour. 

Il est vrai qu’elle ne butine guère, ni ne s’intéresse aux fruits trop mûrs de fin d’été : elle se nourrit essentiellement des suintements de sève sur les bourgeons et les écorces blessées. Trop tôt actuellement.

On la rencontre donc sur les haies et les fruitiers en fleurs. Du nectar à défaut de sève à se mettre sous la trompe dans la canopée tout juste bourgeonnante !

La Grande tortue s’accouple au printemps lorsque saules et ormes notamment sont assez feuillus pour accueillir ses bataillons de chenilles. La génération nouvelle émerge en tout début d’été. On peut la rencontrer jusqu’à fin octobre, début novembre, lors de longs bains de soleil automnaux. 

Il est alors temps pour la Grande tortue de rechercher un abris pour la mauvaise saison. Puis rendez-vous sous le ciel bleu revenu pour boucler la boucle ! 

Le nom de l’espèce pourrait provenir de « l’écaille de tortue » en vogue dans l’ébénisterie du XVIIIe siècle.

La Grande tortue présente une éclatante robe rousse tachée de noir et de jaune pâle. Il se distingue en outre par des bordures extérieures festonnées de fines lunules bleues surlignées de brun sombre.

Bain de soleil en toutes saisons, ici sur l’écorce d’un peuplier.

En savoir plus :

  • Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Grande tortue, avec le site insectes-net.fr

Photos JF Irastorza