
Plusieurs années sous forme de larve aquatique mais une brève vie aérienne pour l’Éphémère adulte qui meurt sitôt l’accouplement.

Taille maxi : 40 mm (hors antennes et cerques). Visible en avril-mai.
Elles n’ont ni pièces buccales ni tube digestif… À quoi bon ! Les éphémères adultes ne vivent que quelques heures. Pas le temps de s’alimenter. Juste celui de s’accoupler. On les reconnaît aisément aux attroupements des mâles qui, par petits essaims, volent à proximité des eaux d’où ils viennent d’émerger.
Dans ce vol pendulaire caractéristique, ils montent généralement assez haut et se laisse retomber à un ou deux mètres, pour reprendre aussitôt une nouvelle phase ascensionnelle. Jusqu’à ce qu’une ou plusieurs femelles passent par là !
La ruée copulatoire se termine mal pour les heureux élus qui meurent tout de go. Les femelles fécondées vont alors pondre à la surface de la rivière ou de la pièce d’eau la plus proche et meurent à leur tour.
C’est finalement à l’état larvaire que l’éphémère vit le plus longtemps, jusqu’à 3-4 ans, leurs pièces buccales broyeuses consommant algues diverses, voire cadavres et autres larves aquatiques.
Dans leur brève vie aérienne, les nuées d’éphémères sont des proies appréciées et faciles pour les oiseaux, les chauves-souris et… les poissons !

Lorsque l’adulte se pose, ici sur un Orchis pyramidal, c’est déjà la fin ! Noter les très longues pattes avant par lesquelles le mâle saisit la femelle lors de l’accouplement aérien.
En savoir plus :
- Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
- Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
- Les éphémères avec le site de l’Office pour la protection des insectes et de leur environnement
Photos JF Irastorza