L’Andrène de Wilke

Andrène de Wilke, femelle, sur trèfle blanc.

Andrène de Wilke, femelle, sur trèfle blanc.

Taille maxi : 12 mm. Visible de mai à août.

Dans les allées du jardin. Parmi les habitués du Trèfle blanc. Aux côtés de l’Abeille domestique et du Bourdon des champs, une discrète abeille sauvage retient l’attention malgré sa relative petite taille (12 mm tout au plus). Sa brosse de collecte jaune pâle, à demi chargée ici de pollen jaune d’or, tranche en effet sur une dominante noire et luisante.

Rase et plutôt clairsemée, sa fourrure grisonnante anime la face, les côtés et l’arrière du thorax, pour prendre des nuances roussâtres à la pointe de l’abdomen. Enfin, fines et blanches, les bandes abdominales sont plus ou moins discontinues, voire quasi absente à l’avant.

Voilà un petit Andrène si l’on en croit les trois cellules submarginales des ailes légèrement fumées. Peut-être l’Andrène de Wilke (Andrena wilkella), une espèce terricole assez rare dont les femelles privilégient le pollen de trèfle pour approvisionner leurs larves. C’est en tous cas la première fois qu’elle est repérée au jardin.

Andrène de Wilke, femelle, sur trèfle blanc.

Andrène de Wilke, femelle, sur trèfle blanc.

L’Andrène de Wilke : une petite touffe roussâtre à la pointe de l’abdomen.

En savoir plus :

  • Bellmann 2019, Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Delachaux & Niestlé.
  • Boyer 2015, Abeilles sauvages, Ulmer.
  • Vereecken 2018, Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Glénat.
  • Vincent Albouy 2005, Le Bourdon, Belin Éveil nature.
  • Les abeilles solitaires avec le site aramel.free.fr

Photos JF Irastorza