Le Sphécode commun

Sphécode commun sur capitule de Bident feuillé.

Dans la série des abeilles-coucou du jardin, voici le petit Sphécode commun, parasite des halictes, et son emblématique abdomen orange et noir.

Sphécode commun sur feuille de Bident feuillé.Sale temps pour les dernières abeilles sauvages de la saison ! Après la longue sécheresse qui a sérieusement limité les sources de nectar, voici les fortes pluies quotidiennes… Les fenêtres de tir s’en trouvent réduites d’autant pour les ultimes sorties de butinage. En l’occurence, ce n’est pas vraiment un problème pour le Sphécode commun (Sphecodes ephippius).

Pas besoin de réserve de nectar et de pollen en effet pour les abeilles-coucou ! Bien-sûr, le Sphécode commun butine. Mais en dilettante. Égoïstement, ses besoins se limitent en effet à sa consommation personnelle. Avec le seul souci de trouver le nid d’une abeille plus industrieuse que lui pour y abandonner sa progéniture. Généralement celui d’une haclicte. Ses larves y détruiront le couvain pour mieux en dévorer le garde-manger.

Petite taille (7/8 mm), solides antennes annelées, ailes fumées, fin duvet gris sur une dominante noire : l’espèce se distingue surtout par son abdomen en partie orangé. De nombreux cousins lui ressemblent beaucoup, avec un distinguo notamment dans la proportion plus ou moins grande de cet orangé abdominal.

Sources : 

Sphécode commun sur capitule de Bident feuillé.

Sphécodes sp. sur origan en fleurs.

Autre abeille indéterminée du gendre Sphécodes, avec l’abdomen orangé légèrement pointé de noir.

Quelques autres “abeilles-coucou” : la petite Stélide ponctuée, parasite de l’Anthidie à manchettes….

…. la Nomade rousse, parasite notamment de l’Andrène cendré…

… et l’Epeolus fallax, parasite de la Collète du lierre.

 

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Le Bourdon variable

Bourdon variable sur menthe en fleurs.

Du moins le nom annonce-t-il la couleur ! Ou plutôt “les” couleurs. Car le Bourdon variable peut présenter des livrées très différentes selon les individus.

Bourdon variable sur menthe en fleurs.On songe tout d’abord à l’Abeille charpentière. Mais le noir est moins profond et les ailes, sans reflet bleu métallique, sont simplement légèrement fumées. Voilà plutôt, presqu’aussi bruyant, le Bourdon variable dans sa forme la plus sombre (Bombus humilis tristis).

Bourdon variable sur menthe en fleurs.Car, comme son nom l’indique, sa pilosité varie d’un individu à l’autre. La forme la plus lumineuse – abdomen fauve et thorax roux – est très proche du Bourdon des champs. Mais le brun plus ou moins foncé domine généralement. Avec de multiples combinaisons possibles.

Ici la fourrure du thorax est marron très soutenu. Mâtinée de roux sous le soleil. Et les tergites noirs de l’abdomen sont bordés de poils bruns allant s’éclaircissant vers la pointe.

Le Bourdon variable ne creuse pas de galeries. Il aménage son nid à même le sol. Sous des touffes d’herbes par exemple. Il n’est pas rare de trouver des individus aux fourrures différentes dans une même nichée !

Sources : 

Bourdon variable sur menthe des champs en fleurs.

À première vue, il semble noir. Mais, à bien y regarder, si le brun très foncé domine, des nuances de roux apparaissent au thorax, de gris et de blanc sur l’abdomen.

 

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Des brosses orangées

Andrène fulvago sur menthe des champs.

Au coeur de l’été, ici sur la menthe des champs en fleurs, les brosses orangées de l’Andrène fulvago rutilent au soleil…

Pas toujours simple d’identifier les abeilles sauvages du jardin ! Du moins celle-ci ne cache-t-elle rien là de la nervation de ses ailes. Ainsi, avec trois cellules cubitales et une nervure basale à peine arquée, voilà bien un Andrène. Oui, mais, lequel ? Peut-être l’Andrène fulvago.

Ce sont les brosses bien peignées des tibias postérieurs qui frappent tout d’abord. Elles retiennent d’autant mieux l’attention que leur couleur orangée tranche sur la dominante par ailleurs en noir et blanc de cette abeille sauvage de taille moyenne. Un centimètre environ.

Glabre à l’avant, l’abdomen est rythmé de trois bandes blanches, la première étant légèrement interrompue. Il s’achève sur une pointe en brosse brunâtre. Enfin, la face comme les côtés du thorax présentent ici une pilosité courte mais drue, blanchâtre, presque blonde.

Faute de références suffisamment diversifiées sur cette espèce, on l’imagine évidemment solitaire et terricole comme les autres andrènes. Le hasard de nouvelles rencontres permettra peut-être de compléter le portrait…

Source :

Découvrir d’autres abeilles sauvages du jardin

Andrène fulvago sur menthe des champs.

Andrène fulvago sur menthe des champs.

Une dominante en noir et blanc sur laquelle tranchent les brosses orangées des tibias.

 

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