L’abeille Heriades

Abeille Heriades sur inflorescence de cosmos.

Membre de la famille des mégachiles, l’abeille Heriades n’a plus guère que les cosmos pour faire provision de pollen au jardin.

Noire rayée de blanc, on peut la confondre avec la petite Coelioxys rencontrée récemment sur le coeur jaune d’or des cosmos. Elle est aussi menue. Moins d’un centimètre. Mais la silhouette de l’abeille Heriades est bien différente. Avec un abdomen nettement moins pointu, rythmé de fines bandes blanches plus régulières.

C’est surtout son comportement qui diffère. Loin d’être une « abeille coucou », voilà en effet une sacrée travailleuse. En témoigne le pollen amassé sur ses pattes arrière et sa brosse ventrale. Il est vrai que le cosmos est particulièrement généreux. Émergeant des fleurons périphériques, les étamines et leurs anthères cruciformes le libèrent au moindre frottement.

Et c’est pourquoi la petite abeille Hériades en fait consciencieusement le tour. Dans un sens puis dans l’autre. Sa langue plonge dans chaque fleuron pour en puiser le nectar. Tandis qu’à l’arrière, les soies ratissent le pollen. Et, naturellement, au centre de l’inflorescence, la forêt de styles filiformes bénéficie de la dispersion de la précieuse poussière…

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Hérissée de soies drues et pas encore trop chargée de pollen, la brosse ventrale est ici bien visible.

Abeille Heriades inspectant un tube de bambou avant d'y établir son nid.

Il semble que l’abeille Heriades et ses comparses aient établi leurs nids au creux des tubes de bambou de la planche des tomates. Là même où les isodontes avaient établi les leurs cet été. Mais pas d’herbes sèches pour structurer l’habitacle. Plutôt des petits morceaux de feuilles. Et pas de sauterelles pour nourrir les larves qui pourront compter sur un garde-manger garni de nectar et de pollen.

Abeille Coelioxys sur inflorescence de cosmos.

Un peu ressemblante mais tellement différente ! Pas de soie collectrice pour la petite Coelioxys à l’abdomen pointu caractéristique. Elle butine pour son propre compte. Elle en effet pondu dans le nid d’une abeille plus industrieuse qu’elle dont les provisions de nectar et de pollen nourriront ses larves.

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La Coelioxys inermis

Coelioxys inermis sur fleur de cosmos.

Une mégachile sans brosse abdominale : à quoi bon ! La Coelioxys inermis ne collecte pas de pollen. Elle confie ses larves à des abeilles plus industrieuses…

Coelioxys inermis sur fleur de cosmos.

Très peu de littérature sur la Coelioxys inermis qui n’a pas non plus de nom vernaculaire.

Voilà donc une petite abeille sauvage qui rappelle l’Epeolus fallax rencontré récemment sur la même bordure de cosmos. À plus d’un titre.

Même taille (environ un centimètre), même dominante noire marquée de blanc. Mais ici pas d’alignement de tâches claires sur l’abdomen. La Coelioxys inermis présente plutôt une série de barres blanches latérales qui vont s’amenuisant vers une pointe abdominale noire et nettement conique.

Le thorax est uniformément noir, là où l’Epeolus fallax présente quatre fins triangles blancs à l’avant du corselet. Enfin, les yeux sont sombres et non bruns ocelés.

Mais comme son voisin de butinage, la Coelioxys inermis est une “abeille coucou”. La femelle pond ainsi ses oeufs dans le nid d’une “travailleuse” dont les provisions nourriront ses larves. Pour ce faire, elle cible celui, soigneusement tapissé, d’une de ses cousines mégachiles. Avant que l’hôtesse involontaire ne le referme d’un ultime morceau de feuille découpé sur un rosier par exemple. Quitte à squatter, autant que sa progéniture profite d’un appartement sûr et confortable !

En savoir plus sur la famille des Mégachiles et leurs “coucous” avec le site aramel.free.fr

Coelioxys inermis sur fleur de cosmos.

Epeolus fallax sur fleur de cosmos.

À ne pas confondre avec l’Epeolus fallax, parasite de la Collète du lierre, dont l’abdomen, orné de taches blanches, est moins effilé.

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L’Andrène agile

Andrène agile, mâle.

Dans la série des abeilles sauvages du jardin, voici l’Andrène agile. C’était en avril dans l’effervescence du mirabellier en fleurs.

Andrène agile, mâle.Retour sur le printemps dernier. La belle saison où les abeilles sauvages étaient si nombreuses au jardin ! À l’appel des arbres fruitiers en fleurs notamment. Si nombreuses que toutes n’ont pu prendre place dans cette chronique… Ainsi le petit Andrène agile (Andrena agilissima), il est vrai assez proche de l’Andrène cendré qui, à l’époque, a eu la Andrène agile, mâle.préférence.

L’un et l’autre sont noirs, avec une fourrure grisée, plus parcimonieuse chez le premier. D’autant plus qu’il s’agit ici d’un mâle. Il lui manque ainsi, aux pattes arrière, les brosses blanches collectrices de pollen, caractéristiques des femelles. La différence la plus visible tient aux ailes nettement fumées avec des reflets légèrement bleutés.

En cette mi octobre, l’Andrène agile a lâché prise depuis belle lurette. Ses larves se développent sous terre où elles passeront l’hiver. Grâce aux réserves de nectar et de pollen amassées pour de longs mois. Elles feront surface en mars-avril. Si le Petit bombyle ou le Clairon des ruches ne sont pas passés par là !

En savoir plus sur l’Andrène agile avec les Carnets nature de Jessica

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Andrène agile, mâle.

 

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