
Dans la série des noms peu flatteurs, le pompon va à l’Acidalie dégénérée ! Est-ce pour cela qu’elle se fait si discrète au creux des haies du jardin ?
L’Acidalie dégénérée (Idaea degeneraria) butine quand vous dormez et se repose discrètement le jour, les antennes sagement repliées. Ici au bord d’une haie. Ses chenilles n’apprécient guère les légumes. Elles préfèrent plutôt ronces, bourdaine et épiaires. Fanées voire sèches de préférence. Chacun ses goûts.
Oh bien-sûr, sa livrée n’a pas le charme suranné de l’Alternée, sa cousine. Dans une dominante également un peu délavée, elle ne manque pourtant pas de raffinement. On a ainsi l’habitude de la distinguer à ses quatre petites taches noires. A peine visibles sur le large bandeau brun-roux des ailes antérieures. Très nets par contre dans une échancrure dudit bandeau sur les postérieures.
Tout est donc à la fois nuances et fort contrastes dans ce sobre décor qui fait se succéder lignes et bandeaux, foncés à l’avant, gris-beige à l’arrière. Avec une fine bordure orangée à l’avant. Subtile coquetterie pour une dégénérée !

En savoir plus :
- Hétérocères diurnes, Rainer Ulrich, 2020, Delachaux & Niestlé.
- Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
- Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
- L’Acidalie dégénérée avec le site des Carnets nature de Jessica
Photos JF Irastorza