Du pollen, en veux-tu en voilà !

Chaque chose en son temps. La Ronce commune fait actuellement grand étalage de pollen. C’est pour mieux préparer notre gourmandise de la fin d’été.

Syrphes sur fleurs de Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.La confiture de mûres, ce sera dans quelques semaines. Syrphes, abeilles et bourdons commencent à y travailler activement dans les haies. La Ronce commune amorce en effet sa floraison. La concurrence est certes rude auprès des butineurs mais, pour un amateur de nectar ou de pollen, il n’y a pas photo ! Même l’Oedémère noble et le Myrtil sont de la partie !

Abeille et Oedémère noble sur fleur de Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.Les cinq pétales blanc-rosé s’étalent largement, puis se rabattent vers l’arrière, libérant un impressionnant bouquet d’étamines.

Blanc-rosé également, les petits sacs de pollen sont légion. Les carpelles ne le sont pas moins. Plus discrètement ramassés en petit fagot, Myrtil sur fleur de Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.au centre, ils ne tarderont pas à être fécondés dans tout ce remue-ménage ! Chacun d’entre eux deviendra une des petites drupes, noires, parfumées et juteuses, agglomérées au sein de la future mûre.

La maturation va s’opérer tout l’été. Pour l’heure, pas d’inquiétude, même si les nuits sont encore fraîches en ce début juin. La Ronce commune est moins exigeante que tomates, aubergines, piments et courgettes qui commencent à s’impatienter au potager !

Source : 

Abeille sur fleur de Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.

Abeilles butinant et à l'approche d'une fleur de la Ronce commune / Un jardin dans le Marais poitevin.

Plus on est petit, plus il faut savoir s’imposer ! La petite abeille sauvage n’a pas l’air d’être impressionnée par sa cousine domestique.

 

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La Grande sésie du peuplier

Grande sésie du peuplier, accouplement.

Si les papillons évoquent la légèreté, la Grande sésie du peuplier fait exception avec ses petites ailes transparentes et son corps massif…

Le papillon frelon ! Parmi les noms vernaculaires de la Grande sésie du peuplier (Sesia apiformis), celui-ci a le mérite d’être imagé sans trahir la réalité. Car, comme toutes les sésies, il s’agit bien d’un papillon. Mais, noir, jaune et roux, elle ressemble en effet à un gros hyménoptère. Y compris par son vol lourd et bruyant. Est-il besoin de préciser qu’elle ne pique pas ?

Un long et épais abdomen cerclé de jaune, cantonné de petites ailes transparentes aux solides nervures rousses : le corps est finement velu, jusque sur les pattes et la face. Sans oublier le petit toupet de la pointe abdominal.

En ce début juin, c’est la saison des amours. L’accouplement a lieu tête bêche et c’est Madame qui mène la danse ! Le petit Monsieur ne peut pas faire autrement que de suivre le mouvement, parmi les herbes, au pied des peupliers du jardin. Les larves grignoteront l’écorce avant d’y creuser des excavations puis de pénétrer dans le bois où elles séjourneront jusqu’à la nymphose du prochain printemps.

Source :

Grande sésie du peuplier, accouplement.

L’accouplement peut s’éterniser. Et quand Madame se déplace, pour échapper aux importuns par exemple, elle traîne le “petit monsieur” derrière elle ! On perçoit bien ici les petites ailes transparente aux solides nervures rousses. L’abdomen est presqu’entièrement cerclé de jaune. Sauf le segment central qui reste noir.

Sésie de l'oseille sur fleur de ronce commune.

Une cousine : la Sésie de l’oseille sur une fleur de Ronce commune. Beaucoup plus petite mais même silhouette, avec long abdomen massif, longues antennes à la pointe recourbée, ailes hyalines et… petit toupet à la pointe de l’abdomen.

Dans la série des amours disproportionnées : l’Andrène cendrée

Thomises variables, femelle et mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

… et la Thomise variable à qui revient la palme des amours improbables !

 

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Le Sphinx gazé

Sphinx gazé sur Sauge des bois.

Un nouveau “papillon colibri” au jardin. Le Sphinx gazé se laisse assez facilement approcher et admirer. Jamais très longtemps !

Sphinx gazé sur Sauge des bois.Même silhouette fuselée, même vivacité que son cousin le Moro sphinx. Mais les ailes du Sphinx gazé (Hemaris fusiformis) sont transparentes et bordées de rouge-sang. Blanchâtre en face ventrale, l’épaisse fourrure ébouriffée est barrée d’un large ceinture brun-rouge. Sans oublier le toupet noir à la pointe de l’abdomen ! 

La composition de la face dorsale est identique avec une dominante olivâtre. Ce vert brun mat se diffuse sur la naissance des ailes et vient coiffer une petite ronde dominée par deux solides antennes noires en forme de massue.

Champion du vol stationnaire, il aborde ici une fleur de Sauge des bois. La longue trompe coudée va s’insinuer entre les deux lèvres bleu violacé avec une précision millimétrique. Une goutte de nectar sans même poser les pattes ! Et le voilà qui passe déjà à une fleur voisine. Puis une autre. Avant de disparaître comme il est venu. Comme par enchantement.

Source : 

Sphinx gazé sur Sauge des bois.

Le Sphinx gazé est très éclectique dans sa dégustation de nectar. Ses chenilles sont plus sélectives avec une préférence pour les feuilles de chèvrefeuille et de scabieuse.

Moro sphinx en vol stationnaire sur mirabellier en fleurs / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le corps fuselé grisâtre, les ailes orangées : le cousin Moro sphinx en vol stationnaire, la longue trombe tendue vers le nectar du mirabellier en fleurs.

 

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