La Chrysomèle de la menthe

Chrysomèle de la menthe.

La Chrysomèle de la menthe a bel appétit. Ses larves aussi. Un peu au jardin mais surtout sur la menthe sauvage des prairies humides.

Chrysomèle de la menthe.On a déjà rencontré au jardin la belle rouge et noire Chrysomèle du peuplier. Voici une de ses cousines. La Chrysomèle de la menthe (Chrysolina menthastri), beaucoup plus menue (7/8 mm) et d’un superbe vert métallique aux reflets cuivrés. Un petit bijou.

Comme la plupart des membres de la famille, elle a une silhouette de coccinelle, ovale et bombée, sans autre décor ici que ses vives nuances colorées. On la reconnaît encore à ses solides antennes annelées. Mais aussi à la ponctuation, très marquée et irrégulière, des élytres et comme de la bordure du pronotum.

Phytophages, larves et adultes se nourrissent principalement de feuilles de menthe. En colonie, elles peuvent causer d’importants dommages sur la planche des aromatiques. À vrai dire, on les trouve surtout sur les prairies humides où foisonnent diverses espèces de menthe sauvage en cette saison. Et si elles s’aventurent en trop grand nombre au jardin, leur couleur et leur caractère indolent les rendent faciles à repérer et à collecter.

Sources :

Chrysomèle de la menthe.

Une autre cousine, verte et rouge, la Chrysomèle polie (Chrysolina polita), elle aussi friande des feuilles de menthe.

 

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La Mouche des criquets

Mouche des criquets, femelle, sur capitule de Bident feuillé.

Un petit “nez” et des yeux gris barrés de six lignes transversales rouges : les deux coquetteries de la Mouche des criquets.

Mouche des criquets, femelle, sur capitule de Bident feuillé.Voilà un auxiliaire réputé pour sa contribution à la lutte biologique contre les criquets. Particulièrement en Afrique où les invasions endémiques du Criquet pélerin font des ravages. Évidemment, dans ce coin de marais, les enjeux ne sont pas les mêmes ! La Mouche des criquets (Stomorhina lunata) n’en est pas moins présente. 

Ses cibles ? Notamment deux autochtones inféodés aux zones humides, le Criquet ensanglanté et le Criquet des roseaux. Elle participe ainsi, avec l’Épeire fasciée notamment, à la régulation de leurs populations.

Ce sont ses larves qui s’en charge. Les femelles pondent ainsi sur les oothèques de criquets. Ces sortes de poches censées protéger l’incubation ne résistent pas aux petits asticots qui dévorent la couvée.

Sans rivaliser toutefois avec la Rhingie champêtre, la Mouche des criquets présente une petite protubérance faciale pour abriter le fourreau de sa langue. De petite taille (7/8 mm), sa livrée grise et noire la rend très discrète. C’est à peine si l’on distingue les six rayures rouges de ses yeux. Et les bandes abdominales jaunes du seul mâle.

Source : 

Mouche des criquets, mâle, sur épis de Renouée poivre d'eau.

Le mâle présente des yeux jointifs rouge bordeaux dans leur partie supérieure. Les bandes abdominales, grises chez la femelle, se teintent plus ou moins discrètement de jaune chez le mâle, un peu à la manière des syrphes.

 

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La tête au carré !

D’efficaces chasseuses de mouches ! Jaunes et noires, les guêpes Ectemnius arborent une forte tête plus ou moins cubique…

Guêpes Ectemnius : l'Ectemnius continuus au repos.

Pourtant relativement communes, les guêpes Ectemnius n’ont pas de nom vernaculaire. Nonobstant leur petite taille (9/12 mm), on les repère facilement lorsqu’elles sont en chasse. Elles patrouillent assez lentement de fleur et fleur pour fondre brutalement sur leurs proies. Des mouches le plus souvent. 

En voici deux espèces très voisines. Avec une semblable grosse tête au carré ! Une particularité de la famille de Crabronidés. Pour le reste, la livrée est noire et jaune bien-sûr. Trois rayures abdominales interrompues chez celle-ci en vol (sans doute Ectemnius continuus). Cinq chez cette autre qui vient de saisir une proie (sans doute Ectemnius lituratus). Sinon, tibias et tarses sont à dominante jaune. Comme le premier segment des antennes.

Les proies ne sont pas pour leur propre consommation. Elles préfèrent en effet le nectar. Mais leurs larves sont carnivores. Les nids sont creusés dans du bois mort. Une dizaine de loges avec une à deux mouches anesthésiées par loge. Leur progéniture ne manquera pas de protéine ! 

Sources : 

Guêpes Ectemnius : l'Ectemnius lituratus et sa proie.

La mouche se reposait sur une feuille au soleil quand la petite guêpe a profité de l’aubaine…

Le syrphe (on en devine ici les pattes et les yeux rouges) est immédiatement anesthésié pour être transporté vers le nid.

 

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