La Mouche automnale

Mouche automnale sur fleurs de Menthe des champs.

Visible tout l’été dans les pâturages, la Mouche automnale tient son nom de ses rassemblements près des habitations à l’approche de l’hiver.

Mouche automnale sur fleurs de Menthe des champs.On a beau aimer les mouches, point trop n’en faut ! Surtout à la maison… C’est pourtant bien l’objectif de la Mouche automnale (Musca automnalis) en prévision des premiers froids. Un peu comme la Mouche des greniers (Pollenia rudis) : se rapprocher des habitations pour passer la mauvaise saison à abri.

De petite taille (5/7 mm), elle est assez facile à distinguer. Yeux rouge-bordeaux sur face blanc-argenté. Thorax et scutellum noirs rayés de gris. Abdomen trapu nettement plus court que les ailes hyalines. Assez passe-partout – noir pruiné de gris – chez la femelle, il s’illumine de jaune clair ici chez le mâle.

Très commune à la campagne, particulièrement en zone d’élevage, la Mouche automnale y accompagne habituellement le bétail. C’est elle en effet qui agace en permanence vaches et chevaux en venant lécher leurs sécrétions nasales ou oculaires. Avant d’installer leur progéniture sur les bouses des champs. Ce qui ne l’empêche pas de butiner à l’occasion.

Source : 

À ne pas confondre avec la Mouche des greniers (Pollenia rudis) qui s’en distingue notamment par ses longues soies noires et, surtout, par la dominante dorée de son thorax.

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La Guêpe germanique

Guêpe germanique, ouvrière sur lierre en fleurs.Début novembre. Malgré un premier coup de froid, les ouvrières de la Guêpe germanique y croient encore… Avec le nectar du lierre pour remontant !

Guêpe germanique, ouvrière sur lierre en fleurs.Dans la nature, il faut un oeil particulièrement aiguisé pour la différencier de sa cousine la Guêpe commune (Vespula vulgaris). Car si la Guêpe germanique (Vespula germanica) s’en distingue par une silhouette légèrement plus longue, la principale particularité est plus subtile. Trois petits points noirs disposés en triangle sur le clypeus jaune !

Autre spécificité de la Germanique : les petites bandes jaune vif qui bordent les cotés du thorax sont discrètement renflées en leur centre. Le distinguo est décidément très ténu… Pour le reste, l’une et l’autre ont un mode de vie très semblable. 

Prédatrices, elles capturent les mouches et autres petits insectes du jardin, tant pour elles-mêmes que, surtout, pour nourrir les larves de leur colonie. Elles raffolent également du jus sucré des fruits mais aussi du nectar des fleurs. Ici celui du lierre, incontournable en cette saison. Jusqu’à la mi-novembre. Parfois au-delà. Mais les premières gelées auront raison de la ténacité des ouvrières.

Sources : 

Guêpe germanique, ouvrière sur lierre en fleurs.

À ne pas confondre avec les Polistes qui s’en distinguent notamment par leurs mandibules noirs et leurs antennes en massue orangée.

 

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Derniers tours de piste…

Frelon européen sur feuilles de ronce.

Début novembre. La patrouille du Frelon européen marque le pas. Les pauses se prolongent dans les haies. Prélude à l’hécatombe automnale.

Frelon européen sur Menthe des champs.C’est bientôt la fin ! Depuis quelques temps, le coeur n’y est plus chez les ouvrières du Frelon européen (Vespa crabro). Les jours qui raccourcissent, la pluie et surtout le froid… Les colonies périclitent. Derniers tours de pistes au jardin. Mais à quoi bon chasser désormais !

Seules les jeunes femelles récemment fécondées échapperont à l’hécatombe automnale. Les futures reines de la saison prochaine ! Avec un impératif pour l’heure : trouver un abri – terrier abandonné ou cavité d’un vieil arbre – pour passer l’hiver. Aux premiers beaux jours, il reviendra à chacune d’entre elles de fonder une nouvelle colonie.

En attendant, les pauses plus fréquentes facilitent l’observation. Le jaune sur fond noir domine, de l’abdomen à la face, avec des nuances orangées sur les mandibules. Quelques touches roussâtres, ici et là, des pattes jusqu’à la naissance des antennes. Le tout dans une superbe indifférence. On est loin de la réputation belliqueuse du frelon. Il est vrai qu’il n’y a plus vraiment aujourd’hui de nid à défendre.

Sources : 

Frelon européen sur feuilles de ronce.

La mauvaise réputation du Frelon européen est plutôt injuste. Nullement agressif (sauf si on s’approche à moins de 5 mètres de son nid), ce n’est pas un “tueur d’abeilles” comme son cousin asiatique. Son régime est davantage diversifié. Ainsi, pour alimenter le couvain, son tableau de chasse est majoritairement constitué de mouches.

Aucun risque de confusion possible avec l’invasif Frelon asiatique, à la dominante noire plus prononcée et dont les marques jaunes, notamment sur la face, sont nettement plus orangée.

 

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