Premiers bourdonnements

Premières abeilles de février / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les butineurs ont joué les prolongations avec l’été indien. Et voilà déjà les premières abeilles au beau milieu de l’hiver…

Premières abeilles de février / Un jardin dans le Marais poitevin.Oubliée la gelée blanche du matin ! 17° pour un après-midi de la mi-février. Pas une once de vent. Et quel ciel bleu… De quoi vous titiller les ailes. Et la trompe. La petite escouade des premières abeilles n’a cependant fait qu’une brève incursion. Anticyclone ou pas, le soleil et la fraicheur tombent vite. Alors, pas le temps de batifoler. L’efficacité d’abord. Autrement dit, direction le romarin.

Il se prépare depuis quelques semaines. Nectar à tous les étages ! Entre blanc, rose et mauve, l’abondante floraison de l’arbrisseau pousse la qualité de l’accueil jusque dans son délicat parfum. Les fleurs sont petites, certes, mais, avec elles, on ne se pose pas vraiment de question. La corole déploie une large piste d’atterrissage qui conduit directement au long tube nectarifère… Bonne dégustation !

Comment mieux débuter la saison ? Ivresse collective garantie. A quoi bon chercher ailleurs. Pâquerettes et petites véroniques de Perse patienteront encore eu peu.

Premières abeilles de février / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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Le réveillon de la Piéride

Chenille de la Piéride / Un jardin dans le Marais poitevin.

Fêtes de fin d’année oblige, la vigilance s’est relâchée. Contre toute attente, la chenille de la Piéride en profite pour faire bombance.

Chenille de la Piéride / Un jardin dans le Marais poitevin.En hiver, le jardin n’en a pas forcément terminé avec les ravageurs. Surtout cet hiver-ci. En vadrouille au potager jusqu’à fin novembre, la Piéride n’était donc pas là en simple touriste ! Et les premières gelées n’ont pas suffi à éliminer ses oeufs.

La surveillance des planches de choux avait jusqu’alors prévenu la moindre tentative d’invasion. Mais comment imaginer un tel retour en force aux alentours de Noël ?

Il est vrai qu’une seule ponte peut engendrer plusieurs dizaines de chenilles ! D’abord regroupées sous les feuilles, les petites larves sont passées inaperçues. L’appétit venant en mangeant, l’heure de la dispersion est vite arrivée. Au point d’envahir tout un rang. Puis un deuxième. Il était temps d’intervenir. Sauf à prévenir les mésanges que le couvert est remis, pas d’autre solution qu’un scrupuleux ramassage.

Chenille de la Piéride / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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Le radeau des cloportes

Inondation hivernale / Un jardin dans le Marais poitevin.

Les Maraichins appellent ça l’évaille. La première inondation hivernale. Des instants magiques. Sauf pour les insectes qui se sont laissés surprendre…

Inondation hivernale / Un jardin dans le Marais poitevin.Près d’une semaine de pluies intenses sur l’immense bassin versant de la Sèvre niortaise. Avec quelques jours de décalage, les marais de Bessines puis de Magné, Coulon et La Garette vivent donc leur première inondation hivernale. Pour quelques jours. Normal. N’ont-ils pas été conçus comme autant de vases d’expansion des crues du fleuve ? 

Le spectacle est superbe. Même si le ciel trop bas manque de luminosité en cette veille de Noël. Le bétail est rentré et, principe de précaution oblige, la navigation est interdite sur l’ensemble des marais. A l’exception des cloportes. Car, surpris par la montée des eaux, des colonies d’insectes n’ont pas eu le temps de rejoindre les frênes têtards pour les escalader. Ils ont trouvé refuge ici et là sur des radeaux improvisés où ils se pressent en attendant la décrue. Les oiseaux n’ont qu’à se servir.

Le radeau des cloportes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Photos Fernand ©

 

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