L’Éristale des arbustes

Familier des zones humides, l’Éristale des arbustes est un actif butineur. Ses larves se développent dans les baisses et les fossés peu profonds.

Dans la grande famille des syrphes, l’Éristale des arbustes (Eristalis arbusturum) butine ici paisiblement dans une prairie humide du marais. En attendant l’épanouissement de la Reine des prés, les étamines de la ronce commune ont sa préférence.

D’envergure assez modeste (à peine plus d’un centimètre), la femelle imite plutôt bien l’abeille avec un abdomen noir rayé de blanc crème… Des taches triangulaires jaune orangé animent discrètement les premiers segments. Par contraste, le fond noir y dessine la silhouette d’un sablier. Le jaune est plus envahissant chez le mâle.

Ses larves se distinguent par leur « tuba » caractéristique. Elles peuvent ainsi évoluer dans les eaux fangeuses dont elles filtrent les matières organiques. Peu ragoutant sans doute mais les « vers à queue de rat » de l’Éristale des arbustes participent ainsi à l’épuration des eaux stagnantes.

Sources :

 

Des ailes hyalines  dont la nervure médiane présente un “V” élargi caractéristique des Éristales.

À ne pas confondre avec l’Éristale horticole (Eristalis lineata) dont le thorax noir n’est pas marbré et les ailes par ailleurs hyalines sont traversées d’une ligne sinueuse rousse. Les marques jaunes sont moins envahissantes même ici chez le mâle (yeux jointifs).

Please follow and like us:

L’Odynère réniforme

Odynère réniforme sur bouton d'or.

Guêpe solitaire et maçonne, l’Odynère réniforme est amateur de pollen. Il chasse aussi les chenilles pour garnir le garde-manger de ses larves.

Odynère réniforme sur bouton d'or.À peine ouverte, la corolle du bouton d’or donne ici la mesure de la petite guêpe maçonne. L’Odynère réniforme (Odynerus reniformis) mesure moins d’un centimètre. Tout de noir vêtu, il est parcimonieusement taché et rayé de jaune. Sur la face, à la naissance des antennes et des ailes fumées, sur le « cou » et à l’arrière du thorax. Sans oublier les pattes. Ni l’abdomen, naturellement, où une rayure fait bande à part comme pour mieux souligner un léger rétrécissement du fuseau réniforme.

L’Odymère est amateur de pollen mais c’est aussi un redoutable chasseur. Comme chez son cousin l’Eumène pomiforme, la femelle traque en effet les chenilles pour garnir le garde-manger de sa progéniture. La première cavité venue fait alors l’affaire pour accueillir le nid. Pourquoi pas une tige de bambou ou d’ombellifère. Ou l’un des trous d’un hôtel à insectes. L’essentiel est dans l’aménagement. La guêpe maçonne y transporte du mortier pour façonner les loges des futures larves et, in fine, fermer la porte de la nurserie.

Source :

Odynère réniforme sur bouton d'or.

Un proche cousin : l’Eumène pomiforme façonne de petits pots de terre pour installer ses larves.

Un autre cousin, sans doute Ancitrocerus renimacula, en tournée d’inspection, à la recherche de chenilles pour le casse-croute de ses futures larves.

Please follow and like us:

L’Agrion à larges pattes

Agrion à larges pattes, mâle.

Puissantes mandibules, tibias aplatis hérissées de longues soies noires : le petit Agrion à larges pattes est taillé pour la chasse en vol.

Agrion à larges pattes, femelle.Voilà un proche parent de l’Agrion orangé. À tel point que les femelles sont très difficlles à distinguer. Mais le mâle de l’Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes) est à dominante bleu clair. Et les derniers segments de l’abdomen sont abondamment marqués de noir.

Plus discrète, la couleur de la femelle varie d’un individu l’autre. De l’orangé délavé au bleu très pâle, en passant par le jaune verdâtre. Avec deux lignes noires finement disjointes en face dorsale de l’abdomen.

Carnassier, vorace, il participe ainsi sans crier gare à l’équilibre du jardin. Chasseur à l’affût, il bondit sur les proies de passage. Des insectes de toutes tailles (ou presque) qui sont vite pris au piège des fameuses « larges pattes ». Car, davantage aplatis encore que chez l’Agrion orangé, leurs tibias sont également munis de longues soies noires. La capture en vol s’en trouve facilitée. De fins mais solides râteaux qui interdisent toute échappatoire ! 

Sources :

Agrion à larges pattes, femelle

La couleur dominante de Madame Agrion à larges pattes varie d’un individu l’autre. Tout en restant plutôt pâle. Elle arbore en outre deux lignes noires finement disjointes en face dorsale de l’abdomen.

Please follow and like us: