Le Carabe purpurin

Carabe purpurin.

Noir, marginé de violet et de bleu, le Carabe purpurin compte parmi les auxiliaires les plus précieux du jardin. Ses larves également.

Carabe purpurin.

Coléoptère de belle taille, le Carabe purpurin (Carabus purpurascens) frise les trois centimètres et demi ! Entièrement noir, les élytres finement striés, on le distingue surtout à ses marges violacées et aux reflets bleutés de son pronotum. S’il ne vole pas, il est particulièrement vif lorsqu’il se faufile parmi les herbes et les légumes du jardin.

Comme tous les carabes, il est plutôt discret et passe ses journées d’été à l’abri, dans la fraicheur des haies. Voire sous une pierre. Il part en chasse à la nuit tombée. Quand sortent également ses proies favorites : limaces et escargots.

Ses larves sont tout aussi voraces et traquent pucerons, acariens, petites chenilles… Et même le fameux ver “fil de fer” du Taupin ! Essentiellement carnivore, le Carabe purpurin varie ses menus en dévorant les graines d’adventices trouvées au sol. Il n’en est que plus précieux au potager.

Sources : 

Un autre précieux coléoptère jardin. Le Staphylin noir est également de moeurs plutôt nocturnes. Mais, comme le Carabe purpurin, il n’hésite pas à sortir le jour, surtout en été, lorsqu’une averse fait sortir limaces et escargots de leur léthargie…

 

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La Noctuelle en deuil

Noctuelle en deuil sur inflorescence de Cirse des marais.

Pluies interminables, vent et, déjà, premières gelées… Qui mieux que la Noctuelle en deuil pour sonner le glas des beaux jours ?

Noctuelle en deuil sur inflorescence de Cirse des marais.Quelques taches blanches éclatantes certes. Et une frange grise. Mais c’est le noir et de multiples nuances de brun qui dominent. Avec une telle livrée, la Noctuelle en deuil (Tyta luctuosa), il est vrai, n’est pas bien gaie. Au point qu’un de ses noms vernaculaires enfonce le clou : la Funèbre ! 

On pourrait presque la confondre avec l’Hespérie des potentilles. Du moins en face dorsale. Mais les antennes sont ici effilées quand celles des hespéries présentent une pointe renflée et légèrement crochue. Nocturne, comme la plupart des noctuelles, il n’est cependant pas rare de voir la Funèbre butiner au soleil. Elle sirote ici le nectar d’une des dernières inflorescences de Cirse des marais. Mais il lui faut se faire une raison : c’est bientôt la fin.

En attendant le prochain printemps, la relève patientera tout l’hiver sous terre. Rien à craindre cependant de ces chenilles de noctuelles là au potager ! Elles se développent plutôt aux dépens de nombreuses plantes sauvages. Comme celles du Ptérophore blanc, elles apprécient tout particulièrement le liseron. Mais aussi la Mauve et le Plantain.

Sources : 

Noctuelle en deuil sur inflorescence de Cirse des marais.

Dans la famille des noctuelles, et malgré son nom plus avenant, la Fiancée n’est pas vraiment la bienvenue au jardin. Surtout ses chenilles !

Un autre insecte dont la tristounette livrée inspire un nom vernaculaire qui ne l’est pas moins : le Drap mortuaire, cousin de la Cétoine dorée.

 

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La Criorhina ranunculi

Criorhina ranunculi sur fleur de prunellier.

Dans la série des syrphes jouant les gros bras, la Criorhina ranunculi se donne des airs de bourdon. Simple costume dissuasif.

Criorhina ranunculi sur fleur de prunellier.Au bal costumé des mouches, l’imitation du Bourdon des pierres ne manque pas d’émules. Il est vrai que la panoplie est a priori assez simple. Il suffit d’être de belle taille, très velu, entièrement noir, sauf… le “cul roux” ! À ce jeu-là, la Criorhina ranunculi coche toutes les cases. 

Petit effet garanti au printemps parmi les premiers butineurs des prunelliers. Elle s’y distingue en outre par de solides fémurs, des ailes fumées marquées de fines bandes sombres et une face triangulaire proéminente ici toute barbouillée de pollen.

Contrairement à la Volucelle bourdon, championne toutes catégories de la discipline, la Criorhina ranunculi ne met pas à profit son mimétisme pour aller installer sa progéniture dans le nid des bourdons. Ses larves préfèrent le bois mort en décomposition. Mais alors, à quoi lui sert ce déguisement ? Simple costume dissuasif. Pour butiner tranquille. Et tenir paisiblement en respect d’éventuels prédateurs. 

Sources : 

Criorhina ranunculi sur fleur de prunellier.

Volucelle bourdon.

La Volucelle bourdon, ici dans sa forme “Cul roux” : un mimétisme au service d’un comportement parasite.

Bourdon des pierres.

Le “vrai” Bourdon des pierres : évidemment, la “copie” est assez sommaire. Mais, pour la Volucelle comme pour la Criorhina, la simple “évocation” (silhouette, couleurs) suffit à l’effet recherché.

 

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