
Si discret quand il traque insectes et araignées dans les broussailles, le Troglodyte mignon l’est beaucoup moins quand il donne de la voix !

Envergure maxi : 17 cm. Deux couvaisons en avril-mai puis en juin.
Il a beau se dresser sur ses ergots, le Troglodyte mignon n’en reste pas moins le lilliputien du jardin. Il est d’ordinaire moins facile à repérer. Un peu comme l’Accenteur mouchet, il furète en effet le plus souvent au pied des haies, dans les fourrés et les broussailles. En quête de petits insectes et d’araignées. On l’aperçoit également furtivement inspectant les berges de la Sèvre et
des fossés alentour.
Il est d’autant plus discret que son plumage s’harmonise parfaitement avec son habituel environnement de feuilles mortes. Brun roussâtre, strié de lignes noires, surtout sur les ailes, le Troglodyte mignon présente de longs sourcils clairs ainsi qu’un bec effilé légèrement recourbé.
Il se distingue surtout par son emblématique petite queue rousse constamment relevée. Parfois à la verticale lorsqu’il se tapit au sol.
À dire vrai, on l’entend régulièrement plus qu’on ne le voit. Un chant pas forcément mélodieux mais si sonore et très haut perché. À faire pâlir le rouge-gorge de jalousie.


Le nid du lilliputien : une boule de mousse incrustée dans le parement d’une haie.
En savoir plus :
- Guide des oiseaux de France, R. Peterson, G. Mountfort, P.A.D. Hollom et P. Géroudet, 2014, Delachaux & Niestlé
- Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
- Le Troglodyte mignon et son chant avec le site oiseaux.net
Photos JF Irastorza