Les cornes d’abondance des zinnias

Myrtil rescapé d'un prédateur sur fleur de zinnia / Un jardin dans le Marais poitevin.

Et dire qu’une nouvelle vague de canicule s’annonce ! Quand le nectar commence à manquer, les butineurs peuvent encore compter sur les zinnias.

Pas aussi facile qu’on l’imagine la vie de papillon. Ce malheureux myrtil l’a sans doute échappé belle lors d’une récente et brutale rencontre avec un oiseau du potager. Mais il en a perdu les ailles postérieures. Tant bien que mal, il volète encore. Alors, heureusement, il y a les zinnias !

Car les sources revigorantes de nectar se tarissent au jardin comme dans les prairies alentour. Un mois et demi sans pluie. Un soleil brûlant et un vent qui dessèchent tout. Quelques fleurs sauvages résistent encore. Sans grande conviction. Les ombellifères du halage sont ainsi déjà passées à graines. Même trèfle et brunelle ont fini par lâcher prise.

Un signe qui ne trompe pas : les butineurs se disputent le jus sucré des premiers fruits tombés à terre. La corvée d’arrosage aidant, les parterres fleuris du jardin bravent malgré tout la canicule. Particulièrement les zinnias. Les papillons y côtoient abeilles et bourdons venus se changer là des tomates et des aromatiques. Fascinante couronne d’or ! Pas question d’en perdre la moindre goutte. Les trompes explorent consciencieusement chaque petit fleuron. Comme autant de petites cornes d’abondance.

En savoir plus sur la culture des zinnias avec le site plandejardin-jardinbiologique.com

Novembre 2019. Butinage millimétrique en vol stationnaire du Moro-sphinx.

Novembre 2019. Une “pause zinnia” pour le petit Brun des pélargoniums.

Novembre 2019. Tircis et zinnia, deux incontournables du jardin.

 

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