
La sauvageonne rampante fait coup double au jardin. Le Mouron des oiseaux participe à la couverture hivernale du sol. Et se laisse inviter en cuisine.
Le Mouron des oiseaux fait ici bon ménage avec la petite Véronique à feuille de lierre. Lui aussi a provisoirement le champ libre. Et il ne se fait pas prier. Ses tiges rampantes avancent méthodiquement leurs pions. De proche en proche, l’émergence d’une petite fleur donne également naissance à deux nouveaux rameaux. Et ainsi de suite.
Charmantes corolles autant que minuscules ! On jugerait compter dix étroits pétales. La moitié en vérité, chacun étant très profondément échancré. La promesse de capsules qui, le moment venu, libéreront des milliers de fines graines pour le régal des pinsons.
En attendant de faire place nette, plantations du printemps obligent, il serait dommage de ne pas inviter le Mouron des oiseaux en cuisine ! D’un joli vert tendre, ses abondantes petites feuilles apportent fraicheur et léger goût de noisette aux salades, sauces et veloutés. Sans arracher les pieds. Pas encore ! Il suffit de cueillir les plus belles feuilles. A volonté.

Ne pas confondre avec…

Le Mouron rouge. Pas de risque de confusion lorsqu’il est fleuri…

… mais, avant floraison, ses feuilles peuvent semer le doute ! Gare ! Car elles sont toxiques. Heureusement, il suffit de les retourner pour lever le doute : elles sont piquetées de petites taches sombres.
En savoir plus :
- Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
- Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
- Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
- Avec le site sauvagesdupoitou.com
- La Stellaire intermédiaire, alias le Mouron des oiseaux avec le site flore en ligne
Photos JF Irastorza