
Suspendu à une herbe ou à l’arrière d’une feuille, le Ptérophore blanc garde étendues ses curieuses ailes plumeuses. Comme un perpétuel orant.

Envergure maxi : 32 mm. Visible de mai à septembre.
Evidemment, ce ne sont pas de véritables plumes. Le Ptérophore blanc (Pterophorus pentadactylus) est bien un papillon ! Mais les lobes de ses ailes d’un blanc pur – deux à l’avant, trois à l’arrière – sont joliment « frangés ». Cela dit, pas si simple de se camoufler avec un tel équipement.
Comme beaucoup de petits papillons de nuit, celui-ci s’accroche à l’arrière d’une feuille ou sur la tige d’une graminée pour se faire oublier le jour. Toujours les « bras » en croix. Ou plus exactement en « T », tant sa tête est peu proéminente. L’abdomen pendant et les interminables pattes arrière ballantes. Des pattes frêles pourvues d’« épines » qui contribuent à l’étrangeté de la silhouette.
Même posé sur ses six pattes (c’est rarement la cas), le Ptérophore blanc garde ses ailes plumeuses étendues. Comme un perpétuel orant. Peut-être pour nous implorer de ne pas éradiquer la principale nourriture de ses chenilles. Le liseron. Il est vrai que le volubile envahisseur a rarement libre cours au jardin. Du moins peut-il vagabonder sans contrainte dans les haies et sur les clôtures.

En savoir plus :
- Hétérocères diurnes, 2020, Rainer Ulrich, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
- Les Ptérophorides et le Ptérophore blanc avec le site aramel.free.fr
Photos JF Irastorza