Le Flambé en majesté

Le Flambé sur une feuille de mirabellier / Un jardin dans le Marais poitevin.

On l’appelle parfois le Voilier. Un souffle de fraîcheur et de légèreté avec le vol du Flambé sous le soleil écrasant de cette mi juillet.

La Flambé sur une feuille d'artichaut / Un jardin dans le Marais poitevin.Tout le contraire de la Sylvaine ! Elle est petite, vive et trapue. Il est majestueux. Au repos comme dans ses longs vols planés. Elle est quasi impossible à suivre du regard. Quel plaisir de se laisser embarquer par les amples acrobaties du Flambé (Iphiclides podalirius)… Sans aucun doute l’un des papillons les plus spectaculaires du jardin.

Sur fond jaune pâle, ses zébrures noires évoquent davantage la suie que les flammes. Il n’en est pas moins lumineux. Mais ce sont ses ailes postérieures qui retiennent particulièrement l’attention. Avec leur feston de demi-lunes bleutées. Leur large ocelle  souligné de rouge orangé. Et surtout, bien-sûr, leur longue queue effilée pointée de blanc.

Le Flambé prend ici le soleil sur les feuilles du mirabellier et des artichauts. Il est un peu ici chez lui. Ses chenilles se développent en effet sur les pruneliers et les aubépines des haies voisines. On a beau être dans le Marais poitevin, il n’en apprécie pas moins, dit-on, les milieux secs. Il est servi au potager cette année ! 

En savoir plus sur le Flamblé avec le site papillons.info

Flambé sur feuille d'artichaut / Un jardin dans le Marais poitevin.

Please follow and like us:

La Sylvaine au quart de tour

La Sylvaine sur fleur de chardon / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Sylvaine sait prendre son temps lorsqu’elle butine. Mais, au moindre dérangement, elle se volatilise avec une incroyable vivacité.

La Sylvaine sur fleur de chardon / Un jardin dans le Marais poitevin.Voilà un petit papillon taillé pour les démarrages en trombe ! Avec de petites ailes nerveuses, ramassées sur un corps trapu, pour ne pas dire courtaud… N’essayez pas de le suivre des yeux, il est bien trop vif et rapide pour vous… Rassurez-vous, si la source de nectar lui a plu, la Sylvaine (Ochlodes sylvanus) ne tardera pas à y revenir.

Actuellement, elle apprécie tout particulièrement les inflorescences de chardon et de cardère. Évidemment, elle n’en trouve pas au jardin. Plutôt au bord du halage et le long des haies voisines. Mais quelques artichauts en voie de floraison devraient bientôt lui plaire !

Outre de grands yeux sombres, la Sylvaine arbore de solides antennes en forme de massues. Elle se distingue encore par la couleur de ses ailes : fauve verdâtre dessous, lumineux orangé bordé et veiné de brun dessus. Des ailes disposées de façon originale au repos. Antérieures et postérieures sont ainsi ramenées vers l’arrière et forment entre elles un angle de 45°. Prête à partir au quart de tour ! 

En savoir plus sur la Sylvaine avec le site quelestcetanimal.com

La Sylvaine sur inflorescence de cardère / Un jardin dans le Marais poitevin.

La Sylvaine sur une inflorescence de cardère. À noter les solides antennes roussâtres en forme de massue, curieusement pourvues d’un petit crochet terminal.

 

Please follow and like us:

La double pupille de l’Amaryllis

Amaryllis mâle / Un jardin dans le Marais poitevin.

Rien à craindre des chenilles du lumineux Amaryllis : elles préfèrent le chiendent des prés voisins aux fleurs et aux légumes du jardin !

Lorsqu’il est au repos, on pourrait croire à un Myrtil de petite taille. Cependant, même les ailes repliées, l’Amaryllis ((Pyronia tithonus) se distingue par une dominante davantage rousse orangée. Et, surtout, deux pupilles blanches y marquent nettement l’ocelle noir de l’aile antérieure .

Les points blancs des ailes postérieures sont plus discrets. Ils interviennent au centre de deux halos brunâtres, en bordure d’une large bande intermédiaire, irrégulière et claire, sur fond fauve.

L’Amaryllis fait toute la différence quand il ouvre les ailes. Certes bordées de brun foncé, elles n’en sont pas moins lumineuses, tant est vive leur large plage rousse centrale. Surtout chez le mâle. Malgré une épaisse « virgule » brune médiane. On retrouve enfin un ocelle doublement pupillé sur les antérieures et, en écho, un autre plus petit, à pupille unique, sur les postérieures.

Si l’Amaryllis vient au jardin, c’est uniquement pour butiner. le vol rapide, notamment familier des fleurs de ronce, il y pratique aussi volontiers le farniente ensoleillé. Mais il préfère les prés alentour pour établir sa progéniture. Ses chenilles se développent en effet sur Pâturin, Dactyle, Fétuque et même Chiendent. Parfait !

En savoir plus sur l’Amaryllis avec le site quelestcetanimal.com

Couple d'Amaryllis in copula / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

Please follow and like us: