Une chenille étrangement fagotée

Chenille de la Psychée lustrée et son fourreau / Un jardin dans le Marais poitevin.

Un minuscule fagot d’herbes sèches. Étrange protection, étrange destinée pour la petite Psyché lustrée. Éphémère papillon.

Chenille de la Psyché lustrée trainant son fourreau / Un jardin dans le Marais poitevin.

Sitôt écloses, dans les haies et les fourrés, les chenilles de la Psyché lustrée (Psyché casta) n’ont qu’une hâte. Se tisser un cocon protecteur. De la soie douillette certes mais, pour plus de sécurité, l’extérieur est très vite garni de débris divers et de fétus d’herbes sèches. Leur « maison » pour la vie, agrandie et réaménagée au fur et à mesure de la croissance.

Chenille de la Psyché lustrée trainant son fourreau / Un jardin dans le Marais poitevin.Un fourreau confortable et sûr autant qu’un fardeau encombrant à traîner, tant bien que mal, d’une feuille dévorée à l’autre. À la moindre alerte, repli stratégique à la manière d’un escargot.  Pour le repos ou par mauvais temps, la Psyché lustrée “colle” son habitacle sur une tige ou un tronc. Ni vue ni connue !

Lorsque viendra le temps de la métamorphose, au bout de deux ans, Monsieur quittera son fourreau pour devenir petit papillon noir. Oh, pas longtemps ! Juste assez pour rencontrer Madame qui, elle, sortira à peine. À reculons. Sans ailes ni antennes d’ailleurs. A quoi bon. L’affaire faite, elle rentrera définitivement à la maison. Pour pondre. Les larves utiliseront bientôt les débris du fagot disloqué pour construire leur propre petit fourreau. Chacune le sien.

Monsieur et Madame Psyché lustrée se laisseront alors mourir. Mission accomplie. Place à un nouveau cycle. Fichue destinée !

En savoir plus sur la famille des Psychides avec le site aramel.free.fr

Un autre exemple de Psyché, plus volumineuse et plus déguenillée. Elle porte bien son nom : la Psyché hirsute. Son mode de vie est comparable à celui de la petite Psyché lustrée.

 

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Les festons de l’Alternée

L'Alternée, Phalène du gaillet (Epirrhoe alternata) / Un jardin dans le Marais poitevin.

La petite Phalène du gaillet ne manque pas d’élégance. Ni sa chenille de talent pour se faire oublier en cas de danger.

L'Alternée, Phalène du gaillet (Epirrhoe alternata) / Un jardin dans le Marais poitevin.C’est plutôt un papillon de nuit. Mais l’Alternée, alias la Phalène du gaillet ou du pied-de-lion (Epirrhoe alternata), vadrouille encore au petit matin dans les fourrés et le bosquet proches du jardin. Peu farouche, elle se laisse assez facilement approcher. Cela en vaut la peine. Car son rapide vol grisâtre ne laisse rien deviner de ses élégants atours.

L'Alternée, Phalène du gaillet (Epirrhoe alternata) / Un jardin dans le Marais poitevin.Voilà en effet tout un luxe de couleurs et détails digne d’une livrée d’apparat. La belle semble ainsi avoir jeté sur ses épaules une écharpe de délicates dentelles. Certes, l’ensemble paraît comme estompé et manque singulièrement d’éclat. Mais, d’un feston l’autre, les nuances de blanc et de crème sont harmonieusement rehaussées d’ocre, de brun et de noir bleuté. Un charme suranné jusque les yeux beiges encanaillés d’une petite mouche noire.

La famille des Phalènes est extrêmement nombreuse. La plupart arborent des ornements assez sophistiqués. Elles ont aussi en commun le comportement original de leur progéniture. Au moindre danger, comme celle-ci (indéterminée), les chenilles arpenteuses s’immobilisent “en mode brindille”. Faute de pouvoir fuir, comment mieux  tromper la convoitise des prédateurs ?

En savoir plus sur la (très) grande famille des Phalènes avec le site aramel.free.fr

Chenille de Phalène (non déterminée) en mode brindille / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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La Piéride du navet

La Piéride du navet : sur fond jaune pâle, les nervures sont largement saupoudrées de gris-vert au revers des ailes / Un jardin dans le Marais poitevin.

Piéride du navet ou du chou ? Les deux papillons blancs tachés de noir ne se distinguent pas facilement. Sauf à observer le revers des ailes…

Piéride du navet / Un jardin dans le Marais poitevin.Le jardin n’a rien à craindre avec la Piéride du navet. Contrairement à ce que suggère son nom, elle n’installe pas ses chenilles au potager. Pas plus sur les navets que sur d’autres légumes. Elle préfère les crucifères sauvages comme l’Herbe à l’ail ou la Cardamine des prés.

Nettement plus grande que la Piéride de la moutarde, elle ne se distingue pas facilement de la Piéride du chou qui, elle, mérite bien son nom. La moindre envergure et les taches noires des ailes ne suffisent pas. Car la livrée de la belle aux yeux bleus change d’un sexe l’autre, d’une génération l’autre…

Le distinguo le plus constant se situe au revers des ailes. Sur fond jaune pâle, les nervures sont en effet généreusement poudrées de gris-vert. Pas de panique donc. Bien au contraire. les Piéride du navet est la bienvenue. Non seulement elle est indifférente aux légumes mais les fleurs du jardin peuvent compter sur elle.

En savoir plus sur la Piéride du navet avec le site quelestcetanimal.com

Piéride du navet / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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