La Funèbre

Noctuelle en deuil, alias La Funèbre, sur salicaire.

Les couleurs tristounettes de la Noctuelle en deuil, alias La Funèbre, évoquent la pompe des obsèques de jadis. Quoique, sous le soleil d’août…

Noctuelle en deuil, alias La Funèbre, sur salicaire.Le soleil du matin aidant, la livrée de la Noctuelle en deuil (Tyta luctuosa), alias La Funèbre, devient presque ici chatoyante. Du moins son habituelle dominante noirâtre devient-elle davantage mordorée. Jusqu’aux yeux étrangement à l’unisson avec des reflets roux.

Cela dit, le dessin des lignes sinueuses comme des bandeaux plus ou moins foncés ne change pas pour autant. Notamment celui des larges taches blanches dont le contraste renforce une impression générale malgré tout assez tristounette. 

Réputée nocturne, la Funèbre apprécie aussi les lumineuses matinées estivales. Butineuse assidue, la nuit comme le jour, elle ne résiste pas notamment au nectar de la Salicaire. 

La seconde génération vient d’émerger. Elle volètera au jardin et dans les prairies alentour jusqu’en octobre. Ses chenilles passeront l’hiver à l’abri d’un cocon enterré. En attendant, elles se nourrissent principalement de feuilles et de fleurs en bouton. Avec une prédilection pour le Liseron des champs. À ce titre, voilà une noctuelle particulièrement utile ! 

Source : 

Noctuelle en deuil, alias La Funèbre, sur salicaire.

Noctuelle en deuil, alias La Funèbre, sur salicaire.

Une livrée moins uniforme qu’il n’y paraît ! Le soleil fait ici ressortir tout un jeu de lignes, de nuances, de contrastes et de pointillés, difficilement lisibles ordinairement.

 

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Le Collier de corail

Collier de corail sur capitule de Pulicaire.

Le petit Argus brun développe actuellement sa génération estivale. Est-il besoin de préciser pourquoi il est aussi appelé le Collier de corail ?

Collier de corail sur mûres encore vertes.Dans la grande famille des Argus, le dessus des ailes différencie généralement les deux sexes. Bleu lumineux pour le mâle. Brun plus ou moins foncé pour la femelle. Sauf chez l’Argus brun (Aricia agestis) dont la couleur dominante n’est pas genrée. C’est brun foncé pour toutes et tous. Avec une bordure de taches orangées. D’où le surnom de Collier de corail !

D’une aile l’autre, ledit collier est fortement contrasté sur fond marron, alors qu’il est souvent en partie estompé, voire incomplet chez les femelles d’autres espèces. À noter encore une frange blanche bien marquée et, plus discret, un petit trait noir au centre des antérieures.

Moins uniforme, le revers des ailes présente un semis de taches blanches pupillées de noir, sur un fond beige entièrement bordé de lunules orangées. Cela dit, ailes repliées, la description vaut pour nombre de cousins Argus. Avec toutefois de subtils distinguos, notamment dans la disposition des taches blanches.

Sources : 

 

Collier de corail en pause.

Les petits tirets noirs sont ici bien visibles au centre des ailes antérieures.

Mâle sur inflorescence de menthe sauvage.

Argus bleu, autrement dit l’Azuré commun : la livrée bleue du mâle, soulignée d’un liseré noir…

… et celle de la femelle : brune avec quelques suffusions bleues autour de l’abdomen et des lunules orangées moins affirmées.

 

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L’Argus des anthyllides

Argus des anthyllides, mâle, sur salicaire.

Dans la série des “Petits bleus” du jardin, l’Azuré des Anthyllides, alias le Demi-Argus, est un familier des zones humides.

Argus des anthyllides, mâle, sur salicaire.Papillon de taille moyenne (25-30 mm d’envergure), l’Azuré des Anthyllides (Cyaniris semiargus) ne manque pas de sobriquets : Demi-Argus, le Petit bleu indigo, l’Argus violet… Et même parfois Le Mazarin. Non pas en référence au Cardinal mais bien plutôt à la couleur du mâle : loin du rouge cardinalice, un bleu foncé, tirant sur le violet. Bref, le “Mazarine blue” cher à nos amis anglais.

Ce bleu n’est pas uniforme mais fortement veiné, bordé de brun puis, in fine, souligné d’une frange blanche. On retrouve celle-ci chez la femelle dont le dessus des ailes est par ailleurs uniformément brun.

Le revers des ailes est identique pour les deux sexes. Un semi central de taches blanches pointées de noir s’y détache ainsi sur fond beige mâtiné de gris. Avec des suffusions bleutées près de l’abdomen. Mais aucune tache orangée ou noire à la marge. D’où le surnom de Demi-Argus qui souligne cette absence…

Sources : 

Argus des anthyllides, mâle, sur salicaire.

Sur les salicaires en bordure du halage. Pour l’essentiel, les petites taches blanches pointées de noir forment une longue ligne sinueuse d’une aile à l’autre.

Argus des anthyllides, mâle, sur salicaire.

 

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