Le Souci à contre-jour

Le Souci à contre-jour sur inflorescence de Menthe sauvage.

Certains papillons aiment étaler leurs ailes. Pas le Souci. Les occasions sont rares d’en apprécier l’avers. Sauf soleil et ombres chinoises aidant.

Le Souci à contre-jour sur inflorescence de Menthe sauvage.Il faut la complicité d’un contre-jour pour percevoir -un peu- l’éclat orangé du Souci (Colias crocea), pointé et largement bordé de noir.

Car le superbe papillon, cousin des Piérides, n’a qu’un seul défaut. Il n’ouvre jamais les ailes au repos ou lorsqu’il butine. Par contre, il se laisse volontier approcher. Et admirer.

La dominante du revers est verdâtre, marginée d’un brun rouille que l’on retrouve sur le dessus velu de la tête, mais aussi les antennes et les pattes. L’ensemble s’illumine d’une large plage jaune d’or rehaussée de taches noires sur les antérieures.

Mais l’attention est d’abord retenue par une marque blanche doublement cerclée de roux au centre des postérieures. Avec un chapelet de tirets ou de points également roussâtres rayonnant autour d’elle. Comme les stigmates d’une maladie foliaire déjà rencontrés chez le Citron.

Le Souci passe régulièrement au jardin, de son vol rapide, mais ne s’y arrête guère. En ce début septembre, ses yeux verts sont surtout en quête d’Eupatoire chanvrine et de menthe sauvage. Il suffit de le suivre.

En savoir plus sur le Souci avec le site quelestcetanimal.com

Le Souci à contre-jour sur inflorescence de Menthe sauvage.

Photos Fernand © Septembre 2019

 

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La Timandre aimée

Timandre aimée sur feuille de frêne.

On la débusque par hasard. La Timandre aimée ne volète jamais très loin. Et se laisse facilement admirer sur une feuille voisine.

Timandre aimée sur feuille de frêne.De la mythologie grecque au jardin, il n’y a qu’un pas avec la Timandre aimée (Timandra comae). Cela dit, inutile de trop disserter sur la vie tumultueuse de la fille de Tyndare et Léda puisque, dans leur grande sagesse, les entomologistes l’ont résumée en un qualificatif attendrissant. Et comment ne pas l’aimer en effet ce discret papillon de nuit, original tant par la forme que par la délicate harmonie de ses couleurs ?

Toute sa singularité tient à la frange rose vif qui souligne et met en valeur ses autres marques distinctives. Des ailes anguleuses notamment. Mais aussi une large ligne, courbe et rousse, qui, d’une pointe à l’autre, barre les antérieures en diagonale et les postérieures à l’horizontale. Deux autres lignes, plus atténuées, viennent scander un fond brun clair parsemé de mininuscules points à peine perceptibles. Et deux taches sombres au centre des antérieures parachève un décor somme toute très sobre.

La Timandre aimée ne vient pas au potager pour pondre. Elle y butine la nuit et volète un peu le jour lorsqu’elle est dérangée. Ses chenilles sont plutôt les hôtes de plantes des prairies, renouée, arroche et oseille sauvage. On peut donc l’admirer sans arrière pensée !

En savoir plus sur la Timandre aimée avec le site quelestcetanimal.com

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Timandre aimée sur feuille de frêne.

Photos Fernand © Août 2019

 

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La Carte de géographie, saison 2

La Carte de Géographie : une livrée estivale noire à peine rehaussée de blanc et d'orange (août 2019)

Il aura donc fallu attendre la fin août pour qu’arrive la seconde génération de la Carte de géographie… Sans risque de confusion avec la première !

Très présente au jardin au début du printemps, la Carte de géographie (Araschnia levana) avait disparu du paysage depuis plusieurs semaines. Comme si les canicules successives avaient anesthésié les chrysalides estivales. Les conditions étant sans doute plus favorables ces jours-ci, la seconde génération vient de faire son apparition.

La Carte de géographie, saison 1 (mars 2019).

C’est toujours un étonnement de voir une telle différence d’une génération l’autre ! De mars à juin, c’est le fauve orangé qui dominait, avec de nombreuses taches noires et quelques blanches à la pointe des antérieures. Aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse. La dominante est noire. Avec deux lignes de taches, l’une blanche assez large, l’autre plus fine et orangée, surtout aux postérieures.

La Carte de géographie, saison 2 (août 2019).

Seules constantes : l’abdomen noir finement rayé de blanc et le revers des ailes. Fauve aux reflets rougeoyants en cette saison. Barré de blanc et de noir, il présente comme au printemps ce réseau de lignes claires qui lui valent son nom populaire. L’appellation latine (Araschnia) évoque d’avantage la toile d’araignée. Mais, à quelques jours de la rentrée scolaire, va pour la carte de géo !

En savoir plus sur la Carte de géographie avec le site quelestcetanimal.com

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Au revers des ailes, le fameux réseaux de lignes claires de la Carte de géographie.

Photos Fernand © Août 2019

 

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