Le Machaon, grand porte-queue

Machaon sur inflorescence de phacélie.

Un superbe décor de marqueterie, d’ébène poudrée et de précieuses incrustations colorées : le Machaon, à la fois sobre et spectaculaire.

Machaon sur inflorescence de phacélie.C’est, avec le Flambé, l’un des papillons les plus majestueux du jardin. Comme lui, le Machaon, alias le Grand porte-queue (Papilio machaon) se repère de loin à ses grands vols colorés. Tout à tour rapides et amples, souvent planés. Mais il sait aussi prendre le temps de la dégustation.

Machaon sur inflorescence de phacélie.Lorsqu’il fait halte sur un parterre fleuri, ici sur les inflorescences de la phacélie, il ouvre largement sa voilure à dominante jaune et noire. Sur les antérieures, triangulaires, le noir est poudré ou marqueté de jaune clair. Outre leur fine queue soulignée d’un trait noir, les postérieures, du même jaune clair, rehausse l’ensemble avec une large bande sombre ponctuée d’ocelles bleus et rouge-orangé.

La progéniture du Machaon apprécie notamment les carottes sauvages. Sans rechigner sur les carottes cultivées à vrai dire. Ni sur l’aneth, le persil, le fenouil et le panais… Pas de panique pour autant. La ponte est toujours très clairsemée. Et les chenilles jamais grégaires. Très voyantes (noir et orange sur fond vert), il suffit de les ramasser pour les conduire dans une prairie voisine. Ou de laisser faire s‘il s’agit d’un ou deux individus isolés. Le spectacle du Machaon vaut bien un petit grignotage ! 

Sources : 

Machaon sur inflorescence de phacélie.

Un autre porte-queue familier du jardin, tout en majesté : le Flambé.

Azuré porte-queue sur inflorescence de cardère.

Beaucoup plus modeste, par la taille et la palette de couleurs : l’Azuré porte-queue.

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Le Géomètre à barreaux

Géomètre à barreaux.

Un modeste papillon de nuit. Et de jour. À bien y regarder, le décor du Géomètre à barreaux est moins banal et brouillon qu’il n’y paraît…

Géomètre à barreaux.La première génération du Géomètre à barreaux, alias le Réseau, alias la Phalène réticulée (Chiasmia clathrata), vient d’apparaître au jardin. Pour le printemps. En juillet, elle cédera la place à une génération estivale dont les chenilles  arpenteuses passeront l’hiver dans leur chrysalide. 

Comme nombre de ses cousines phalènes, il vole et butine de jour comme de nuit. Sa livrée passe-partout le rend d’autant plus discret. Sur un fond blanc hésitant entre le crème et le jaunâtre, des lignes brunes forment un réseau plutôt tourmenté, identique sur le dessus et le dessous des ailes. Un jeu de quatre lignes concentriques, assez épaisses, est ainsi ponctué de traits plus fins. Comme les barreaux d’une échelle. Avec une frange bien marquée où alternent poils blancs et marrons.

Légumes et arbres du jardin n’ont pas à redouter le Géomètre à barreaux dont la femelle installe plutôt sa progéniture sur les plantes sauvages. En particulier diverses espèces de trèfle, de vesce et de gaillet.

Sources : 

Géomètre à barreaux.

Ne pas confondre notamment avec la Phalène picotée (Ematurga atomaria) dont le réseau brun sur fond jaune ne présente pas de “barreaux” mais, comme son nom populaire de suggère, une multitude de petits points.

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Le Vulcain et les fruitiers

Vulcain sur fleurs de mirabellier.

Pour les insectes du jardin, la belle saison commence vraiment avec la floraison des arbres fruitiers. Le Vulcain est naturellement de la fête !

Vulcain sur fleurs de mirabellier.Il fréquente régulièrement le potager depuis fin février. Cela dit, jusqu’alors, le Vulcain (Vanessa atalanta) ne faisait que passer. Entre halage et prairies alentour. Quelques rares haltes sur une feuille morte mais, sauvages ou pas, les fleurs du jardin semblaient ne pas lui convenir. Et puis les fruitiers ont commencé à s’illuminer de blanc….

Vulcain sur fleurs de mirabellier.Cerisiers, mirabellier et maintenant poiriers : du nectar, en veux-tu, en voilà ! Comment résister à pareille spectaculaire abondance ? Le Vulcain n’est évidemment pas seul. La ruée mêle abeilles sauvages, bourdons et syrphes. Mais aussi Azurés des Nerpruns, Tircis, petites Aurores et Piérides en tous genres ! 

N’empêche, en cette saison, il n’y a guère que le Paon-du-jour pour rivaliser avec la somptueuse envergure du Vulcain. Des pointes noires tachées de blanc et quatre bandes rouge orangé formant une lumineuse couronne sur fond châtain veiné de rouille. Même le revers rehausse sa fonction mimétique de blanc, de rouge, de fauve et de bleu.

L’effervescence des fruitiers durera quelques semaines. Même si, déjà, la floraison des cerisiers commence à décliner. Celle des pommiers s’apprête à prendre le relais. Et l’aubépine des haies ne devrait pas tarder.

Sources : 

Octobre 2018. En automne, sur inflorescence de lierre.

Août 2019. En été, sur inflorescence d’Eupatoire chanvrine.

 

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