
Anguleuse, rythmée de lignes roses et roussâtres : on débusque la Timandre aimée par hasard dans la végétation basse.

Envergure maxi : 30 mm. Visible de mai à novembre.
De la mythologie grecque au jardin, il n’y a qu’un pas avec la Timandre aimée (Timandra comae). Cela dit, inutile de trop disserter sur la vie sentimentale de la fille de Tyndare et Léda puisque, dans leur grande sagesse, les entomologistes l’ont résumée en un qualificatif attendrissant. Et comment ne pas l’aimer en effet ce discret papillon de nuit, original tant par la forme que par la délicate harmonie de ses couleurs ?
D’un apex à l’autre, deux lignes traversent les ailes anguleuses frangées de rose : comme un trait de pastel roussâtre au centre et un sinueux filet gris à l’arrière. Une troisième leur fait discrètement écho, vaguement orangée, à peine perceptible, à hauteur du thorax. Le tout sur fond ocre clair et pointillé. Un décor plus ou moins estompé somme toute très sobre.
La Timandre aimée ne vient pas au potager pour pondre. Elle y butine la nuit et volète un peu le jour lorsqu’elle est dérangée. Ses chenilles sont plutôt les hôtes de plantes des prairies, renouée, arroche et oseille sauvage. On peut donc l’admirer sans arrière pensée !

Malgré un décor assez estompé, le discret point discal des antérieures reste lisible.
En savoir plus :
- Hétérocères diurnes, Rainer Ulrich, 2020, Delachaux & Niestlé.
- La Timandre aimée avec le site quelestcetanimal.com
- Timandra comae avec la galerie du site insecte.org
Photos JF Irastorza