
La Crépide capillaire abonde au jardin. Une plante sauvage assurément mais, par ces temps de sécheresse, toutes les mellifères sont les bienvenues.
Les forcenés de la tondeuse trouveront sans doute les allées du jardin mal entretenues. Il est vrai qu’à la faveur des récentes pluies, les crépides viennent d’y lâcher la bride à leurs inflorescences. Notamment la Crépide capillaire (Crepis capillaris). Oh, elles ne prennent guère de hauteur. Une trentaine de centimètres seulement. À force d’être régulièrement décapitées,
elles savent bien qu’il vaut mieux rester modestes.
Négligé ou pas, le jardin est plutôt réjouissant ainsi piqueté de centaines d’éclats dorés. Du moins jusqu’en fin d’après-midi. Les boutons se referment alors sagement pour s’épanouir à nouveau le lendemain au lever du jour. Et les butineurs accourent aussitôt.
Rien ne pressent donc pour ressortir la tondeuse. D’autant qu’à l’étage en dessous, le paillasson tarde à reverdir. Attendons donc de nouvelles pluies pour que trèfles, potentille et luzerne sortent enfin de leur léthargie. Et puissent prendre le relais auprès des abeilles, syrphes et papillons.

Sur deux rangs, les bractées jaunes forment une collerette autour de l’inflorescence. Leur extrémité est finement dentée et leur face extérieure se teinte de gris puis de rouge.

Également un capitule jaune mais des bractées et un feuillage très différents pour la Picride fausse-vipérine visitée ici par une petite abeille Mégachine sp.
En savoir plus :
- Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
- Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
- Avec le site sauvagesdupoitou.com
- La Crépide capillaire avec l’herbier numérique flore-en-ligne.fr
Photos JF Irastorza