
Une des plus « grosses » de la famille. La Chrysomèle du peuplier sévit surtout dans les peupleraies alentour.

Taille maxi : 12 mm. Visible de mai à août.
Non, ce n’est pas une coccinelle sans tache… Un peu moins bombée, plus ovale et des antennes annelées plus longues. Mais même taille et même allure. Ce bel insecte rouge vif cache ainsi bien son jeu. À l’inverse de son quasi sosie, en effet, il est membre d’une famille à la très mauvaise réputation : les Chrysomèles !
Pas de danger ici toutefois. Du moins pour le potager. Car, comme son nom le suggère, la Chrysomèle du peuplier ne s’attaque pas aux légumes. Mais au feuillage du peuplier ou du saule. Bec fin, elle choisit plutôt celui des rejets, plus tendre et plus accessible.
Ses divers cousines sont généralement beaucoup plus petites. Voire minuscules. Et tout aussi belles. Avec des couleurs variées souvent métalliques. A chaque tribu son menu végétarien de prédilection : l’oseille, le haricot, le maïs, le romarin… Comme souvent, ce sont les larves les plus voraces. Après leur passage, il ne reste plus grand chose, sinon la dentelle des nervures ! Peu de solutions. Vigilance, collecte avant la ponte et décoction de pyrèthre en cas d’invasion.


En savoir plus :
- Coléoptères d’Europe, Vincent Albouy et Denis Richard, 2017, Delachaux & Niestlé.
- Guide photo des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
- Le Guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
- Guide la la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 2002, Delachaux & Niestlé.
Photos JF Irastorza