Fleurs sauvages automnales

Suite de notre série : quand le nectar vient à manquer en fin de saison, les fleurs sauvages automnales à la rescousse…

À vrai dire, elles ne sont pas très nombreuses. Mais les fleurs sauvages automnales ont d’autant plus de succès que le nectar des dernières estivales s’épuise. À l’escalade des haies et des peupliers, le Lierre donne l’exemple.

La Verveine officinale dresse haut ses fines hampes aux minuscules fleurs blanches. Le Séneçon commun commence à prendre ses aises sur les meubles planches potagères. La Molène blattaire met à profit l’été indien pour un éclatant regain jaune vif.

Mais l’automne, c’est surtout la saison des baies.  Dont celles, rassemblées en de spectaculaires grappes, de la printanière Iris gigot. Après les butineurs, aux oiseaux de se régaler !

Le prolifique Lierre, vedette incontestée des haies auprès de tous les butineurs de l’automne.

Avec la Verveine officinale, pas besoin d’être ostentatoire pour séduire les butineurs.

Visible en toutes saisons, le Séneçon commun profite de la terre meuble du potager, davantage disponible en automne.

Moins exubérante que sa cousine Bouillon-blanc, la Molène blattaire fleurit habituellement au coeur de l’été. Mais il n’est pas rare d’en voir quelques regains en octobre-novembre.

La Vendangeuse jaune (Sternbergia lutea)

En dormance tout l’été : comme son nom le suggère, la Vendangeuse jaune lance ses premiers boutons en automne.

Très discrètes au printemps, les fleurs de l’Iris gigot réservent leur surprise pour l’automne, avec des grappes rouge orangé du plus bel effet.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
  • Orchidées de Poitou-Charentes et Vendée, Jean-Claude Guérin, Jean-Michel Mathé, André Merlet, Maryvonne Lorgeré, 1995, Éd. Méloé.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com

Photos JF Irastorza