Le Sphinx gazé

Sphinx gazé sur Sauge des bois.

Aussi fuselé et vif que le « papillon colibri », le Sphinx gazé se distingue notamment pas ses ailes transparentes bordées de rouge.

Sphinx gazé sur Sauge des bois.

Envergure maxi : 50 mm. Visible de mai à août.

Même silhouette fuselée, même vivacité que son cousin le Moro sphinx. Mais les ailes du Sphinx gazé (Hemaris fusiformis) sont transparentes et bordées de rouge-sang. Blanchâtre en face ventrale, l’épaisse fourrure ébouriffée est barrée d’un large ceinture brun-rouge. Sans oublier le toupet noir à la pointe de l’abdomen ! 

La composition de la face dorsale est identique avec une dominante olivâtre. Ce vert brun mat se diffuse sur la naissance des ailes et vient coiffer une petite ronde dominée par deux solides antennes noires en forme de massue.

Champion du vol stationnaire, il aborde ici une fleur de Sauge des bois. La longue trompe coudée va s’insinuer entre les deux lèvres bleu violacé avec une étonnantes précision. Une goutte de nectar sans même poser les pattes ! Et le voilà qui passe déjà à une fleur voisine. Puis une autre. Avant de disparaître comme il est venu. Comme par enchantement.

Sphinx gazé sur Sauge des bois.

Le Sphinx gazé est très éclectique dans sa dégustation de nectar. Ses chenilles sont plus sélectives avec une préférence pour les feuilles de chèvrefeuille et de scabieuse.

Moro sphinx en vol stationnaire sur mirabellier en fleurs / Un jardin dans le Marais poitevin.

Le corps fuselé grisâtre, les ailes orangées : le cousin Moro sphinx en vol stationnaire, la longue trombe tendue vers le nectar du mirabellier en fleurs.

En savoir plus : 

  • Hétérocères diurnes, Rainer Ulrich, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • La famille des Sphinx avec le site aramel.fre.fr

Photos JF Irastorza