
Un camaïeu de beige rehaussé de noir : comme son nom le suggère, le potager n’a rien à craindre de la Noctuelle de la cardère.

Envergure moyenne : 35 mm. Visible entre mai et août.
Elle volète vivement parmi la végétation basse du jardin. Avec une préférence pour le trèfle des allées. Plutôt nocturne, la Noctuelle de la cardère (Heliothis viriplaca) n’en est pas moins à l’aise sous le soleil. En prenant le temps de visiter un à un les petits fleurons rosés.
Une dominante beigeâtre rend sa silhouette trapue difficile à distinguer, au sol comme en vol. Surtout dans l’herbe hélas déjà pailleuse. Heureusement, le trèfle résiste bien à la sécheresse et facilite ici l’observation.
De gros yeux verts pointés de sombre. Une fourrure thoracique et abdominale fauve clair. Les ailes enfin retiennent (un peu) l’attention en jouant sur des contrastes plus ou moins estompés. Avec notamment une large bande médiane brune aux antérieures et une marginale noire aux postérieures. On en retrouve des échos en gris et noir au revers.
Trèfles, crépis, silènes, centaurées… Les plantes hôtes de sa progéniture sont de taille modeste au regard de la cardère – alias le cabaret des oiseaux – retenue pour son appellation traditionnelle. Il est vrai que les seules feuilles basales de la sauvageonne géante ont de quoi rassasier les chenilles les plus gloutonnes.


La Cardère sauvage frise les deux mètres en été. Sur sa solide hampe épineuse, les feuilles opposées et soudées forment de larges « coupes » où s’accumule l’eau de pluie : le cabaret des oiseaux.
En savoir plus :
- Hétérocères diurnes, Rainer Ulrich, 2020, Delachaux & Niestlé.
- La famille des noctuelles avec la site aramel.free.fr
- La Noctuelle de la cardère avec la galerie du site insecte.org
Photos JF Irastorza