Le Sphinx du liseron

Sphinx du liseron sur rudbeckias.

Une douzaine de centimètres d’envergure ! Brève rencontre avec le Sphinx du liseron au petit matin. Un des plus grands papillons du jardin.

Sphinx du liseron sur rudbeckias.Et dire qu’à la nuit tombée, champion de vol stationnaire, voilà un butineur aussi vif et rapide que son cousin le Moro sphinx !  Mais en « mode jour », le Sphinx du liseron (Agrius convolvuli) devient tout pataud. Pour ne pas dire inerte. Sa meilleure défense contre les prédateurs : rester immobile, ailes repliées, fondu dans la broussaille, avec des allures d’écorce ou de feuille morte.

Pour l’heure, au petit matin, il n’a pas encore trouvé son gîte pour la journée. A-t-il l’intention de s’enfoncer dans la touffe de rudbekias ? Importuné par le jardinier-photographe, il filera plutôt au creux de la haie toute proche. 

Les fleurs donnent ici l’échelle : sacrée bête ! Avec 10-12 cm d’envergure, il surprend son monde lorsqu’il ouvre les ailes. Il dévoile alors les postérieures rayées de lignes sinueuses noires, et surtout un abdomen fuselé au décor étonnant. Sur fond gris chiné, il alterne ainsi les bandes noires, blanches et vieux rose. Avec deux gros « yeux » rouges cerclés de noir à l’arrière du thorax. 

Sphinx du liseron sur rudbeckias.

Ailes refermées,  les « yeux » rouges disparaissent. Plus discrets, globuleux et noirs, les « vrais yeux » trahissent à peine une petite tête engoncée dans le puissant thorax bossu. Sinon, sous cet angle, ne dirait-on pas un morceau d’écorce ?

Comme son nom le suggère, la femelle confie sa progéniture aux liserons.

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Photos JF Irastorza

 

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