
Chez les Andrènes cendrés, c’est le petit Monsieur qui fait le premier pas mais c’est Madame qui mène la danse. Sans ménagement dans les deux cas.
Y-a-t-il plus bel endroit qu’un mirabellier au printemps pour conter fleurette ? Ces deux Andrènes cendrés (Andrena cineraria) n’y ont pas résisté. Il faut dire qu’à défaut d’être romantique, Monsieur a su se montrer persuasif. Pour ne pas dire expéditif. Sans crier gare. Simple question de phéromones.
Contrairement à l’Anthidie septemspinosum, le mâle n’a pourtant rien d’une brute épaisse. Il est d’ailleurs d’une taille nettement en dessous de la femelle. C’est pourquoi celle-ci a vite fait de s’en débarrasser lorsqu’elle reprend ses esprits !
Sitôt la copulation proprement dite, Madame repasse donc rapidement en mode butinage. Sans effusion excessive envers son Roméo qu’elle traîne quelque temps à la pointe de son abdomen. Mais le fardeau semble bientôt l’indisposer. Un coup de rein et le voilà qui valse… Les choses sérieuses commencent. Creuser un nid en terre, y aménager des cellules, pondre, amasser des réserves de pollen et de nectar pour les futures larves. Le mirabellier y contribuera largement.


Solide femelle de l’Andrène cinéraire : une dominante noire et deux larges bandes thoraciques grises.
En savoir plus :
- Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, 2019, Bellmann, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions / Métive.
- Abeilles sauvages, Boyer, 2015, Ulmer.
- Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Vereecken, 2018, Glénat.
- L’Andrène cendré, alias l’Abeille des sables, avec le site quelestcetanmal.com
Photos JF Irastorza