L’Hélophile suspendu

Hélophile suspendu sur fleur de mirabellier / Un jardin dans le Marais poitevin.

Une superbe mouche ! Sur fond noir, l’Hélophile suspendu décline toutes les nuances les plus chaudes du jaune.

Hélophile suspendu sur fleur de mirabellier / Un jardin dans le Marais poitevin.Dans la cohorte des Éristales du jardin,  voilà « la » mouche des prairies humides. Le nom même de l’Hélophile suspendu évoque cet attachement aux zones de marais où ses larves prospèrent dans les fossés. Oui mais, pourquoi « suspendu » ? Tout bonnement en hommage à sa grande maîtrise dans l’art du vol stationnaire !

Les prairies humides d’accord mais aussi le jardin. Elle ne résiste pas actuellement au nectar du mirabellier, des cerisiers et des poiriers. Moins à l’aise toutefois avec les fleurs de petits-pois et de fèves, elle les abandonne volontiers aux abeilles et aux bourdons.

Outre la fameuse nervure alaire en V propre aux Éristales, l’Hélophile suspendu se distingue évidement par les rayures jaune-clair de son thorax et le double décor de son abdomen. Deux paires de triangles jaune-ocre à l’avant. Puis trois paires de lunules jaune-crème à l’arrière. Avec un chevauchement des deux motifs au centre.

Cette livrée rayée en « jaune et noir » lui vaut Outre-Manche le surnom de « Footballeur ». Ici, elle évoquerait plutôt le ballon ovale. Et le Stade rochelais !

En savoir plus sur l’Hémophile suspendu avec le site quelestcetanimal.com

Hélophile suspendu sur fleur de poirier / Un jardin dans le Marais poitevin.

Début avril 2021. Sur un des pommiers en fleurs du jardin.

Début août 2021. Butinage sur une inflorescence d’achillée.

À ne pas confondre avec son cousin, l’Hélophile à bandes grises, qui, outre les rayures thoraciques grisâtres, s’en distingue surtout par les taches abdominales jaune citron.