Le Syrphe des groseilliers

Syrphe du groseillier, femelle, sur inflorescence de cornouiller sanguin.

Abdomen noir marqué de jaune. Le Syrphe des groseilliers ne déroge pas aux lois de la famille. Adultes butineurs et larves amatrices de pucerons !

Taille maxi : 13 mm. Visible d’avril à novembre.

Comme nombre d’arbustes ou de légumes du jardin, le groseillier est sensible à la prolifération des pucerons. Les colonies vertes s’accumulent sous les feuilles, auprès des nervures dont elles piquent et sucent la sèvre. C’est là que Madame Syrphe des groseilliers (Syrphus ribesii) pond ses oeufs. Les larves aux allures de sangsue ont tôt fait de « siphonner » les ravageurs.

Les adultes sont amateurs de nectar et de pollen. De belle taille (12 mm), thorax bronze doré, scutellum et pattes jaunes, ailes translucides, gros yeux bordeaux… L’abdomen aplati noir présente des taches jaune vif caractéristiques, disposées par paires. Disjointes à proximité du scutellumn, également jaune, elles semblent « soudées » ensuite, avec une jonction marquée d’un trait orangé.

Heureusement, si elle a certes une préférence, Madame Syrphe des groseilliers n’a pas la ponte monomaniaque. Qu’importe finalement l’arbuste, le légume ou la fleur, pourvu qu’il y ait des pucerons à l’horizon ! 

Syrphe du groseillier, mâle, sur ombellifère.

De mars à novembre, sept à huit générations se succèdent au jardin. Et chacune apporte son lot de larves siphonneuses de pucerons !

Mi avril. Sur un des pommiers en fleurs du jardin.

Fin mars. Parmi les butineurs du mirabellier en fleurs.

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Photos JF Irastorza