La Guêpe des tordeuses

Guêpe des tordeuses (Ancistrocerus nigricornis)

Butineuse et chasseresse solitaire, la Guêpe des tordeuses (Ancistrocerus nigricornis) traquent les chenilles ravageuses du verger.

Guêpe des tordeuses (Ancistrocerus nigricornis)On ne dira jamais assez combien les guêpes jouent un rôle décisif dans l’équilibre du jardin ! Pour garnir le garde-manger de leurs larves, elles sont en effet en chasse permanente. Les populations de nombreux ravageurs peuvent ainsi être relativement maîtrisées. Après les traqueuses de vers blancs ou de chenilles de noctuelles, voici donc la Guêpe des tordeuses (Ancistrocerus nigricornis) !

Les tordeuses ? Les petites chenilles de certains papillons de nuit qui se développent dans les haies mais aussi au verger, sur les pommiers et les poiriers notamment. Elles y tordent et enroulent les feuilles pour s’aménager un abri. C’est le point de départ de leurs razzias, aux dépens du feuillage et des jeunes fruits.

Mais les feuilles enroulées constituent un refuge tout relatif. Notre chasseresse y voient évidemment un excellent indice de la présence de ses cibles. Anesthésiées, les proies sont alors transportées vers le nid : une tige creuse compartimentée en loges successives avec de la boue. Plusieurs dizaines de chenilles par nid ! Qui dit mieux ?

Actuellement, on rencontre essentiellement les femelles fécondées de la Guêpe des tordeuses (Ancistrocerus nigricornis). Ce sont elles qui passeront l’hiver dans une cavité (tige creuse, bois mort, vieux mur) pour aménager leurs nids et pondre à partir de mars-avril. Le rôle des mâles se limite à la fécondation estivale et meurent au cours de l’automne.

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La Guêpe germanique

Guêpe germanique, ouvrière sur lierre en fleurs.Début novembre. Les futures reines de la Guêpe germanique vont bientôt se calfeutrer… En attendant elle se gavent de nectar !

Guêpe germanique, ouvrière sur lierre en fleurs.Dans la nature, il faut un oeil particulièrement aiguisé pour la différencier de sa cousine la Guêpe commune (Vespula vulgaris). Car si la Guêpe germanique (Vespula germanica) s’en distingue par une silhouette légèrement plus longue, la principale particularité est plus subtile. Trois petits points noirs disposés en triangle sur le clypeus jaune !

Autre spécificité de la Germanique : les petites bandes jaune vif qui bordent les cotés du thorax sont discrètement renflées en leur centre. Le distinguo est décidément très ténu… Pour le reste, l’une et l’autre ont un mode de vie très semblable. 

Prédatrices, elles capturent les mouches et autres petits insectes du jardin, tant pour elles-mêmes que, surtout, pour nourrir les larves de leur colonie. Elles raffolent également du jus sucré des fruits mais aussi du nectar des fleurs.

En cette saison, celui du lierre est incontournable. Les jeunes femelles récemment fécondées – autrement dit les futures reines du printemps prochain – y puisent un maximum d’énergie avant d’hiverner. Elles émergeront en février-mars pour fonder chacune sa propre colonie.

Sources : 

Guêpe germanique, ouvrière sur lierre en fleurs.

Guêpe commune bitunant le nectar des fleurs de lierre.

À ne pas confondre avec la Guêpe commune…

… ni le Poliste gaulois.

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L’Éristale horticole

L'Éristale horticole.

Comme le nom de cette jolie butineuse le suggère, l’Éristale horticole visite ordinairement les fleurs des jardins…

À vrai dire, même si le jardin se requinque un peu avec l’humidité de l’automne, l’Éristale horticole (Eristalis horticola) ne s’y aventure guère en ce début novembre. Les sources de nectar y sont rares en effet après quatre mois de canicules et de sécheresse. Alors vivent les prairies humides et leurs généreuses stations de menthe aquatique !

Avec son allure de petite abeille, ce syrphe se distingue par des couleurs abdominales bien tranchées sur fond noir brillant. Un filet jaune cercle ainsi chaque segment alors que deux taches triangulaires orangées dessinent un sablier noir sur le second. Enfin, les ailes hyalines présentent un zigzag transversal sombre plus ou moins diffus.

Comme la plupart des syrphes, voilà un virtuose du vol stationaire. Notamment les mâles qui espèrent ainsi intimider leurs concurrents. Sinon, sauf à avoir des mouvements brusques, il se laisse volontiers approcher. Surtout lorsqu’il butine une inflorescence, en prenant son temps, fleuron après fleuron. Un pollinisateur consciencieux que l’on espère retrouver la saison prochaine au jardin.

L'Éristale horticole.

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