Le Diachrome allemand

Diachrome allemand sur feuillage de Cerfeuil des bois.

Après les graines fraîches des ombellifères et des graminées, le Diachrome allemand patrouille au sol à la recherche des graines superficielles.

Dans la famille Carabe, on est plutôt carnivore. Et donc chasseur. Une traque généralement nocturne. Larves en tous genres, chenilles, limaces et escargots. Le Diachrome allemand (Diachomus germanus) fait donc exception. Mais, pour être végétarien, il n’en est pas moins bon auxiliaire au jardin !

Son truc à lui, ce n’est pas la sève, les racines, les feuilles ou les fleurs. Mais les graines. De préférence avant maturité. C’est pourquoi, en ce début de printemps, on le rencontre  sur les premières ombellifères des bords de chemin où les graines encore vertes commencent à être légion. Sinon, le Diachrome allemand fréquente évidemment les graminées des prairies.

Excellent marcheur, il patrouille aussi au sol, y compris au jardin, et fouille la terre en quête de graines superficielles dispersées par le vent ou les oiseaux. Par là, il limite la prolifération des plantes adventices, venues d’on ne sait où et dont la spontanéité peut faire concurrence aux cultures potagères.

Sources :

Diachrome allemand sur feuillage de Cerfeuil des bois.

Tête et pattes orangées, thorax noir aux reflets bleutés, élytres striés orangés avec tache noire apicale. Le Diachrome allemand est, avec 8-10 mm, l’un des plus petits membres de la famille Carabe.

Carabe purpurin.

Un cousin, beaucoup plus gros, le Carabe purpurin. Carnivore, il patrouille au sol, surtout la nuit, mais également le jour après une pluie : il chasse alors escargot et limaces.

 

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L’artichaut et le syrphe

L'artichaut et le syrphe : vol de reconnaissance.

L’artichaut et le syrphe : vol de reconnaissance.

Les pucerons noirs adorent la sève des artichauts. Hélas ! Heureusement, le Syrphe ceinturé n’est jamais loin au jardin…

L'artichaut et le syrphe : exploration.

L’artichaut et le syrphe : exploration.

Croisons les doigts ! Pas encore de pucerons noirs sur la planche des artichauts. Ni sur les petites têtes qui commencent à émerger. Ni à l’aisselle des feuilles. Mais gare, les cabus sont loin d’être à maturité. D’ailleurs, Madame Syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus) sent bien que, selon toute probabilité, une invasion guette…

L'artichaut et le syrphe : ponte.

L’artichaut et le syrphe : la ponte.

Championne du vol stationnaire, la voici en approche au dessus d’une tête guère plus grosse qu’une balle de tennis. Elle observe. Y-a-t-il une petite troupe noire déjà en place ? Voire une ou deux fourmis annonciatrices d’une colonie naissante ? Elle se pose, l’abdomen entièrement déployé, prête à pondre. Mais non. Ce sera un peu plus haut.

Il lui suffit alors de s’arc-bouter, bien plantée sur ses pattes, pour glisser ses oeufs à l’arrière de quelques “feuilles” de l’artichaut. Ainsi, à l’abri des prédateurs, du moins jusqu’à ce qu’elles se mettent en mouvement, les petites larves seront à pied d’oeuvre le moment venu. Ces satanés pucerons seront bien accueillis !

Sources :

L'artichaut et le syrphe : ponte.

Chaque femelle peut pondre plusieurs centaines d’oeufs. Et chaque larve – véritable petite sangsue blanchâtre – peut “siphonner” jusqu’à 1200 pucerons avant la pupaison. De ce point de vue, le Syrphe ceinturé est un champion, avec jusqu’à sept générations par an. De mars à novembre. Des armées successives de larves tout au long de l’année au jardin !

 

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La Chloromyie agréable

Chloromyie agréable, mâle.

Le soleil lui va si bien ! Toute rutilante, la petite Chloromyie agréable aime s’y prélasser. Entre deux visites gourmandes sur les ombellifères.

Malgré sa petite taille, 7-9 mm, elle ne passe pas inaperçue. Surtout sous le soleil. La Chloromyie agréable (Chloromyia formosa) ne tient pas son nom de son comportement il est vrai tranquille. Elle est avant tout agréable à l’oeil. Pour peu qu’on s’y arrête un peu.

Au repos, les ailes brun clair sont le plus souvent repliées sur l’abdomen. Comme pour mieux attirer l’attention sur le thorax. Vert bronze métallique. Deux petits pincements latéraux y donnent, avec la suture du scutellum, vert lui aussi, une allure de masque énigmatique.

Finement velus, les grands yeux n’en sont pas moins à l’unisson de ce look rutilant. Jointifs, ils indiquent ici un mâle dont l’éclatant abdomen, tout aussi métallique, hésite entre doré et cuivré. Les femelles sont en tous points identiques, sauf les yeux écartés et l’abdomen bleuté.

Active butineuse, familière des milieux boisés, plutôt humides, cette petite mouche abandonne sa progéniture sur le bois mort et le couvert de feuilles mortes. Les larves participent ainsi à l’élaboration de l’humus du sol. Elles sont bienvenues au jardin où elles “travaillent” volontiers dans le tas de compost !

Sources : 

Chloromie agréable, mâle.

La visite de ce mâle sur une ombelle de Cerfeuil des bois lui aura été fatale. À l’affut, l’araignée crabe l’a saisi et neutralisé en une fraction de seconde.

La Mouche soldat noire.

Les larves de la Mouche soldat noire (Hermitia illucens) sont également précieuses dans la maturation du tas de compost au jardin.

 

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