
Dans la série des « abeilles-coucous », la Nomade commune est aussi précoce que la plupart des andrènes. Et pour cause !

Taille maxi : 13 mm. Visible de mars à juillet.
On dirait une petite guêpe. Mais la Nomade commune (Nomada goodeniana) est bien une abeille sauvage. Avec une livrée noire et jaune, mâtinée de rouille sur les ailes, les pattes et les antennes. Plutôt replet, l’abdomen présente de larges bandes jaunes, une par segment, sensiblement rétrécies au centre.
Comme tous les membres de la famille Nomade, voilà une « abeille coucou » dont les pattes sont dépourvues de brosses de collecte. À quoi bon ! Pas besoin de récolter de pollen, en effet, quand il suffit d’aller pondre dans un nid déjà aménagé et approvisionné…
En cette fin mars, Madame Nomade patrouille ainsi à la recherche d’un terrier-nurserie en cours d’installation. Avec une préférence pour ceux des Andrènes. Elle profite de l’absence de la maîtresse des lieux pour s’y introduire. Et y déposer ses oeufs. Les larves ne se poseront pas de questions. Elles détruiront le couvain pour profiter d’un garde-manger bien garni !
Restera à l’usurpatrice la peine de butiner… pour elle-même ! Actuellement, on la rencontre surtout sur les fleurs de pissenlit, de ficaire et de bouton d’or.


La cible favorite de la Nomade commune

L’Andrène noire-bronze (A. nigroaenea).
Deux cousines
En savoir plus :
- Abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe, Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, JF Irastorza, 2026, La Geste éditions.
- Abeilles sauvages, Boyer 2015, Ulmer.
- Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, Vereecken, 2018, Glénat.
- Nomada goodeniana avec la galerie du Monde des insectes.
- Les abeilles-coucous sur le site aramel.free.fr
Photos JF Irastorza