
Le Moro sphinx se nourrit sans poser les pattes. En vol stationnaire, avec une précision millimétrique.

Envergure maxi : 50 mm. Visible de mars à octobre. Ici mimétisme au repos sur feuilles mortes.
Dans le grand bal du mirabellier tout juste en fleurs, le Moro sphinx (Macroglossum stellatarum), alias le papillon colibri, est assez facile à repérer, parmi abeilles, syrphes et bourdons. Son vol stationnaire ne ressemble à aucun autre, flamboyant sous le soleil.
Las ! L’opération ne dure que quelques secondes. Le temps de déployer la longue trompe coudée, avec une étonnante précision, jusqu’au fond de la corolle. Et le voilà déjà parti. Sans aucun doute le papillon le plus vif du jardin ! Il n’est pas du genre à virevolter. Ses trajectoires sont rapides, avec de brusques et imprévisibles changements de cap. A la manière du Grand bombyle. Toute proportion gardée.
Il est beaucoup plus placide lorsqu’il fait la pause dans la haie voisine. Il est alors presqu’invisible. Ailes repliées, l’ensemble devient gris fauve, marbré de brun, dans un mimétisme parfait avec la végétation. Surtout sur fond de feuilles mortes. Les antennes en forme de massue, le haut des pattes plumeux, la pointe de l’abdomen hérissée de longs poils drus, le Moro sphinx ne tarde pas à reprendre du service. L’appel du nectar.

Le tube nectarifère du chèvrefeuille des haies est profond. Pas de problème pour la très longue trompe du Moro-sphinx !
En savoir plus :
- Hétérocères diurne, Rainer Ulrich, 2020, Delachaux & Niestlé.
- Macroglossum stellatarum avec le site insectes-net.fr
- Macroglossum stellatarum avec le site quelestcetanimal.com
Photos JF Irastorza