La Punaise verte ponctuée

Une ligne de points blancs et noirs caractéristiques : la Punaise verte ponctuée, pas forcément bienvenue au potager !

Punaise verte ponctuée : la pointe des ailes membraneuses est d'un vert soutenu.

On a vu ce printemps comment la petite mouche Trichopoda pennipes se taille une solide réputation en parasitant la Punaise verte ponctuée (Nazara viridula). D’accord mais pourquoi « ponctuée » et quelle différence avec la punaise verte « ordinaire » (Palomena prasina) ?

Punaise verte ponctuée : une ligne de points noir également de part et d'autre sur la face ventrale.

Tailddle maxi : 16 mm. Visible toute l’année.

On les distingue assez facilement. La première porte en effet, d’où son nom, trois petits points blancs entre deux points noirs à la limite entre corselet et écusson. Par ailleurs, la transparence de la pointe de ses ailes est d’un vert nettement soutenu alors qu’elle est brune chez la seconde.

Au jardin, elles sont aussi peu désirables l’une que l’autre. L’ordinaire s’attaque plutôt aux fruits. La ponctuée plutôt aux légumes. Notamment aux tomates.

Comme souvent, ce sont surtout les larves qui, par leur nombre et leur comportement grégaire, peuvent causer des ravages. Mieux vaut les « ramasser » avant leur dispersion. Mais on peut donc aussi compter sur leurs parasites. Ainsi, cette punaise ordinaire (voir ci-dessous) présente un petit oeuf blanc à gauche derrière la tête. Peut-être celui d’une Trichopoda pennipes. Dès l’éclosion, la larve trouvera vite la faille pour pénétrer son hôte involontaire et s’en nourrir. Vivent les mouches auxiliaires ! 

La pointe des ailes membraneuses de la Punaise verte « ordinaire » (Palomena prasina) est brune. Celle-ci semble avoir été la cible d’une mouche parasite dont l’oeuf est collé sur « l’épaule » gauche.

La larve de Punaise verte ponctuée cherche le « chemin » pour atteindre la baie juteuse du Coqueret du Pérou !

Mi-octobre. Le troupeau de la nurserie commence à se disperser. Chacune pour soi désormais. La Punaise verte ponctuée peut compter jusqu’à quatre générations par an. Et ses larves mettent un peu plus d’un mois pour devenir adulte. Celle-ci a donc encore tout son temps avant de trouver un refuge sûr pour hiverner.

En savoir plus : 

  • Hémiptères de France, 2015, Romain Garrouste, Delachaux & Niestlé.
  • Guide photos des insectes, Heiko Bellmann, 2019, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
  • La Punaise verte ponctuée avec le site quelestcetanimal.com

Photos JF Irastorza