L’hélophile à bandes grises

Hélophile à bandes grises sur inflorescence de menthe sauvage.

Dans la prairie voisine, l’Hélophile à bandes grises profite du moindre rayon de soleil automnal. Et des dernières fleurs de menthe sauvage.

À l’image de son cousin, l’Hélophile suspendu, rencontré au printemps, voilà un gros et joli syrphe adepte du vol stationnaire et des bains de soleil ! Comme son nom l’indique, l’Hélophile à bandes grises (Helophilus trivittatus) s’en distingue par les rayures longitudinales grises – et non jaune clair – qui en barrent le thorax noir. Grise également, une marque en forme de W orne discrètement l’avant dernier segment de l’abdomen.

Cela dit, ce sont évidemment ses larges taches abdominales jaune citron qui retiennent d’emblée l’attention. Une vague allure de guêpe. À défaut de discrétion, voilà une façon, toute pacifique pourtant, comme le vol bruyant, de dissuader d’éventuels prédateurs.

Inféodé aux zones de marais, l’Hélophile à bandes grises fréquente particulièrement les “baisses” des prairies humides et les fossés peu profonds. C’est là, dans la vase et les eaux boueuses, que se développent ses larves. Avec la célèbre “queue de rat” qui leur tient lieu de tuba. La spécialité des Éristales, une des tribus de la grande famille des syrphes.

En savoir plus sur l’Hémophile à bandes grises avec le site quelestcetanimal.com

Hélophile à bandes grises dans son exercice favori : le bain de soleil.

Les ailes translucides laissent entrevoir la courbure en V de la nervure médiane, caractéristique des Éristales.

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