
Les platebandes fleuries ne suffisent pas ! Les butineurs ont aussi besoin de la diversité des fleurs sauvages au jardin.
Sans surprise, ce sont les mêmes que dans les prairies voisines. Elles en viennent et leurs graines, transportées par le vent et les oiseaux, n’ont oublié ni le pied des haies, ni les allées ni… les planches de légumes. Les fleurs sauvages du jardin y sont très diverses, du printemps à l’automne. Tant mieux pour les butineurs en toutes saisons !
Surtout au sortir de l’hiver quand, dès la mi-février, il faut se requinquer après la dormance mais que pollen et nectar sont encore rares. En fin de belle saison également, en octobre-novembre : la générosité des ombelles de Lierre fait alors merveille alors que le jardin s’assoupit avant les premières gelées.
Bref, à chaque saison ses indispensables sauvageonnes qu’il suffit de préserver ici et là, notamment dans une rotation du débroussaillage, en ménageant par ailleurs une bande de biodiversité le long des haies. Avec un principe général : mollo la tondeuse ! Une coupe à 8/10 cm évite le desséchement estival tout en ne rognant pas le collet des plantes sauvages.
Bien-sûr, en cas d’invasion, notamment des Picrides et des chardons, il faut intervenir en extirpant les solides racines pivotantes. mais d’une manière générale, avec un cortège d’une trentaine d’espèces, le jardin n’en est que plus accueillant pour syrphes, bourdons, coléoptères et papillons…
Premier épisode : fleurs sauvages en fin d’hiver

Le Lamier pourpre : une irrésistible petite fleur rose violacé dont les anthères orangées sont protégées par le « casque » de la lèvre supérieure.

Toute en délicatesse : la petite Véronique de Perse est sur le pont quasi toute l’année. Particulièrement en fin d’hiver.

Réputée annonciatrice du printemps, la Ficaire fausse-renoncule illumine le pied des haies en février-mars.

Anciennes primevères cultivées peut-être, elles se sont ensauvagées et tapissent le sous-bois chez fin d’hiver.

Réchauffement climatique oblige sans doute, les Primevères officinales, alias les Coucous, n’attendent même pas mi-février pour fleurir…

S’il ne fallait qu’une fleur sauvage, ce serait le Pissenlit dès les premiers beaux jours ! Ici avec l’Andrène noir bronze.

Fidèle parmi les fidèles : la Pâquerette reprend vigueur oà l’approche du printemps/ Ici avec l’Andrène pattes-d’or.

La Cardamine hérissée, alias la Cressonnette : rosettes et même petites fleurs blanches, tout est bon pour relever les salades hivernales.

La Violette odorante s’est ensauvagée au jardin où Monsieur Osmie cornue la visite régulièrement au fil de ses allées et venues..
À suivre :
Deuxième épisode de la série : Fleurs sauvages printanières
En savoir plus :
- Guide des fleurs sauvages, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, 2009, Delachaux & Niestlé
- Fleurs sauvages, guide nature, collectif, 2022, La Salamandre.
- Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
- Avec le site sauvagesdupoitou.com
Photos JF Irastorza