La Fritillaire pintade

Emblématique des prairies humides, la gracile Fritillaire pintade annonce timidement le printemps dès février-mars.

Sous la « cloche » pourpre et blanche, six étamines chargées de pollen jaune et un style unique au centre, porteur de trois stigmates verdâtres.

Bonnet d’évêque, Coquelourde, Tulipe des marais… Quel que soit son nom populaire, la Fritillaire pintade est fidèle au rendez-vous de la fin d’hiver. Pour quelques semaines, elle illumine discrètement les pairies humides, ici et là, par petites colonies. Avec son port gracile, elle hisse le damier pourpre et blanc de ses corolles renversées jusqu’à une cinquantaine de centimètres. Étroits, obtus, les sépales protègent un faisceau de six étamines aux anthères chargés de pollen jaune. Au centre émerge un style unique porteur de trois stigmates verdâtres.

 
Les premiers butineurs ont tôt fait de trouver la clé d’accès vers pollen et nectar : il suffit d’entrouvrir le rideau des sépales ! La reine du Bourdon terrestre ici se glisse sous la cloche pour faire bombance. Pas encore pour la récolte : les « corbeilles » de ses pattes arrière sont vides. Il lui faut d’abord se requinquer après la dormance hivernale. Fécondée en fin d’été dernier, elle fondera bientôt sa propre colonie. La Fritillaire pintade aura alors passé le relais aux floraisons plus exubérantes du printemps.

Les fleurs adoptent leur port retombant dès la formation de leurs boutons.

En savoir plus : 

  • Guide des fleurs sauvages, 2009, Richard Fitter, Alaster Fitter et Marjorie Blamey, Delachaux & Niestlé
  • Fleurs sauvages, 2022, guide nature, collectif, La Salamandre.
  • Avec l’herbier numérique du site flore-en-ligne.fr
  • Avec le site sauvagesdupoitou.com

Photos JF Irastorza