Les yeux verts de l’Aurore

Aurore, mâle, au repos sur une feuille de ronde / Un jardin dans le Marais poitevin.

Dans la famille des Piérides, l’Aurore se distingue entre toutes. Et pas seulement pour les taches jaune-orangé de ces messieurs !

Comme un lever de soleil à la pointe des ailes. La petite Aurore mérite bien son nom. Le mâle du moins puisque l’avers des ailes de la femelle, plus sobre, est presqu’immaculé. Seuls s’y détachent, sur fond blanc, ocelles et marges sombres aux antérieures, ainsi qu’une légère marbrure grise aux postérieures.

Aurore mâle et Aurore femelle / Un jardin dans le Marais poitevin.L’un et l’autre ont surtout en commun un superbe réseau de lignes et de taches vertes au revers de leurs ailes postérieures. Avec d’étonnants yeux verts assortis !

L’Aurore est familière du Marais poitevin dont elle fréquente les prairies humides. Sa prédilection pour la Cardamine des prés a inspiré son
nom scientifique. Anthocharis cardamines. 

En vol, Madame est assez difficile à repérer. On peut la confondre avec ses cousines, certes un peu plus grosses, la Piéride du chou et celle du navet. Sauf à la regarder dans le vert des yeux. 

En savoir plus sur l’Aurore avec le site quelestcetanimal.com

Aurore, mâle, au repos sur une haie du jardin / Un jardin dans le Marais poitevin.

L’impressionnante et superbe marbrure verte au revers des ailes du mâle comme de la femelle.

Mars 2020. Aurore mâle sur la plante hôte fétiche de l’espèce, la Cardamine des prés.

Août 2019. Sur inflorescence de phacélie.

Mai 2019. Sur fleur de Lychnis.

Avril 2020. Des yeux verts mouchetés de noir pour la petite Aurore. Au diapason de la marbrure verte et noire du revers des ailes.

 

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