Madame Osmie cornue

Madame Osmie cornue sur fleur de romarin.

À peine émergée et déjà au travail. Madame Osmie cornue n’aura pas trop du printemps pour aménager son nid et y installer sa progéniture.

Madame Osmie cornue à l'approche d'une fleur de bourrache.

Deux semaines après ces messieurs, Madame Osmie cornue vient de faire son apparition au jardin. Pas de barbichette blanche mais une face velue entièrement noire d’où émergent deux petite cornes, entre antennes et mandibules. À peine émergée et déjà un travail !

Car, chez les Osmies, le temps est compté et rien n’est laissé au hasard. Dès l’éclosion, les femelles sont ainsi assaillies par les mâles alentour qui piaffent d’impatience depuis une quinzaine de jours. Sitôt fécondée, chacune aménage alors son propre nid. Dans un tube de bambou par exemple.

Un peu de boue pour y façonner une dizaine de cellules. Beaucoup de nectar et de pollen pour approvisionner la future nurserie. Un oeuf par cellule et une boulette de « miel » pour chacun. Peut-être un second nid si les conditions météo s’y prêtent. Quoiqu’il en soit, fin juin au plus tard tout sera terminé. Pour une longue maturation jusqu’au sortir de l’hiver prochain. Mais par quelle mystérieuse ponte sélective les oeufs des futures femelles sont-ils installés les premiers au fond du tube ?

Sources :

Monsieur Osmie cornue se distingue par un toupet gris frontal, en lieu et place des petites cornes, apanage de Madame.

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