L’Oedémère noble

Oedémère noble (Oedemera nobilis), mâle, sur fleur de marguerite / Un jardin dans le Marais poitevin.

Vert-métallique, le petit Oedémère noble est incomparable au jardin, avec ses élytres effilés et, surtout, les fémurs ostentatoires du mâle.

Oedémère noble femelle sur bouton de fleur de mûrier sauvage / Un jardin dans le Marais poitevin.

Pas de renflement des fémurs pour la femelle par ailleurs identique en tout point au mâle.

Il est des mâles qui roulent les mécaniques avec leurs gros bras. Pour l’Oedémère noble (Oedemera nobilis), la virile gloriole passe plutôt par les « mollets ». L’impressionnant renflement des fémurs postérieurs est en effet l’apanage de Monsieur.

Luisants, incroyablement gonflés, ils
sont vert-métallique comme le reste des pattes, les longues antennes, le corselet, la tête et les élytres. Ceux-ci sont également caractéristiques. Allant se rétrécissant vers l’arrière, ils découvrent abdomen et ailes membraneuses.

Pourtant de taille comparable, la femelle parait presque fluette sans les prétentieux attributs du mâle. Cela dit, l’un et l’autre ont les mêmes goûts. Leur péché mignon, c’est le pollen. Pas étonnant donc de les voir ici affairés parmi les étamines de la marguerite ou de la ronce des champs.

Inoffensif, l’Oedémère noble se laisse aisément approcher lorsqu’il broute les fleurs du jardin ou des haies. Moins vorace que la Cétoine dorée ou le Drap mortuaire, il se contente des petits sacs de pollen. Noble et délicat !

En savoir plus sur Oedemera nobilis avec le site quelestcetaqnimal.com

Oedémère nombre femelle sur fleur de mûrier sauvage / Un jardin dans le Marais poitevin.

L'Oedémère noble mâle et ses impressionnants fémurs enflés aux pattes arrière / Un jardin dans le Marais poitevin.

Fin avril 2020. Livrée vert métallique et élytre en queue de pie : l’Oedémère noble est de retour. Ici sur une fleur de ronce des champs, un mâle reconnaissable à la généreuse “gonflette” de ses fémurs arrière.

 

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