Des “cuisses” très viriles !

L'Oedémère noble mâle et ses impressionnants fémurs enflés aux pattes arrière / Un jardin dans le Marais poitevin.

Vert métallique, le petit Oedémère noble est incomparable au jardin, avec ses élytres effilés et, surtout, les fémurs ostentatoires du mâle.

Oedémère noble femelle sur bouton de fleur de mûrier sauvage / Un jardin dans le Marais poitevin.Il est des mâles qui roulent les mécaniques avec leurs gros bras. Pour l’Oedémère noble (Oedemera nobilis), la virile gloriole passe plutôt par les « cuisses ». Ou plutôt les fémurs des pattes postérieures. Impressionnants ! 

Luisants, incroyablement gonflés, ils Oedémère noble (Oedemera nobilis), mâle, sur fleur de marguerite / Un jardin dans le Marais poitevin.sont vert-métallique comme le reste des pattes, les longues antennes, le corselet, la tête et les élytres. Ceux-ci sont également caractéristiques. Allant se rétrécissant vers l’arrière, ils découvrent abdomen et ailes membraneuses.

Pourtant de taille comparable, la femelle parait presque fluette sans les prétentieux attributs du mâle. Cela dit, l’un et l’autre ont les mêmes goûts. Leur péché mignon, c’est le pollen. Pas étonnant donc de les voir ici affairés parmi les étamines du mûrier sauvage ou de la marguerite !

Inoffensif, l’Oedémère noble se laisse aisément approcher lorsqu’il broute les fleurs du jardin ou des haies. Moins vorace que la Cétoine dorée ou le Drap mortuaire, il se contente des petits sacs de pollen. Noble et délicat !

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Oedémère nombre femelle sur fleur de mûrier sauvage / Un jardin dans le Marais poitevin.

 

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