L’Éristale bronzé

Éristale bronze sur capitule de Bident feuillé.

Une petite mouche aux étranges yeux pointillés : l’Éristale bronzé, familier des corolles et capitules jaunes des prairies humides.

Éristale bronze sur capitule de Bident feuillé.

Maillezais maxi : 9 mm. Visible de mars à novembre.

Souvent de belle taille, comme l’Éristale tenace, les membres de la tribu présentent parfois une livrée ornée de jaune vif, comme l‘Eristale des fleurs. Voilà donc l’exception qui confirme la règle. L’Éristale bronzé (Eristalinus aeneus) est courtaud avec, comme son nom le suggère, une dominante lustrée plutôt sombre. 

Malgré sa petite taille, on le repère assez facilement à son thorax noir rayé de gris, à son court abdomen sans tache aux reflets bronze et, surtout, à ses grands yeux clairs piquetés de taches brunes. En outre, ses ailes hyalines arborent la fameuse nervure « en V » emblématique des éristales.

Inféodé aux zones humides, amateur de nectar et de pollen, il installe sa progéniture dans les eaux peu profondes et dormantes des fossés. Ses larves s’y nourrissent des végétaux morts et autres matières organiques en décomposition.

Petit éristale bronzé sur Véronique de Perse.

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Photos JF Irastorza