
Les prunelliers en fleurs ont donné le top départ. Le Vulcain est de retour. Familier du jardin jusqu’au bout de l’automne.

Envergure maxi : 65 mm. Visible de février à novembre.
Le nom donné aux insectes par les entomologistes du XVIIIe siècle témoignent de leur imprégnation des cultures grecques et latines, notamment de la mythologie. Ainsi, le Vulcain fait allusion au dieu romain du feu, de la forge et des volcans.
L’allusion vise les ailes grandes ouvertes. Vues dans leur ensemble, les bandes rouge orangé des antérieures et des postérieures évoquent tout à la fois le front d’un vaste incendie de forêt, la gueule rougeoyante d’une forge ou des coulées de lave sur la périphérie d’un volcan. Au centre de cette fournaise, le brun lui-même est nuancé d’orangé, surtout en marge costale des antérieures où apparaissent deux petites stries rougeoyantes.
Immuablement, la génération nouvelle nait au printemps, en mars-avril, et butine toute la belle saison de façon très éclectique : toutes fleurs, sève, fruits mûrs. Avec un pic en juin-juillet. Une seconde génération peut s’intercaler et prendre le relais en été. Les chenilles mettent alors à profit le regain des nappes environnantes d’orties.
En automne, le Vulcain se calfeutre sur place (grenier, cabane, cavité d’un vieil arbre) et reparaît avec les premiers beaux jours. Lorsque les prunelliers sont en fleurs. Certains ns migrent vers le sud pour hiverner sous des cieux plus cléments.
Mais, selon la météo, il n’est pas rare de le voir encore profiter des ultimes après-midi de douceur en novembre voire décembre. Cosmos, zinnias, sédum, chrysanthèmes, dahlias et scabieuses font alors ce qu’ils peuvent pour le rassasier.
En fin d’hiver

Pour le Vulcain, la belle saison commence avec la floraison des pruneliers dans les haies.

Début mars. Parmi les premiers papillons de l’année. Du nectar et du soleil pour se requinquer au sortir de l’hiver !
Au printemps

Fin mars. L’incontournable du printemps : le mirabellier en fleurs !

Mi avril. Sur les pommiers en fleurs.

Début juin. Sur un capitule de scabieuse.
En été

Mi août. Sur une inflorescence d’Eupatoire à feuilles de chanvre.

Fin août. Dans une prairie voisine, sur la menthe aquatique en fleurs.

Début août. Les prunes blettes tombées au sol ne sont pas perdues pour tout le monde !

Mi-septembre. La pomme blette a en grande partie été évidée par les frelons asiatiques. Mais il reste assez de jus sucré à se mettre sous la trompe !
En automne

Octobre. Sur le lierre en fleurs. Le revers des ailes est plus discret, avec un patchwork de noir, de blanc, de bleu et de rouge aux antérieures ; une assez terne marbrure brunâtre rehaussés de quelques reflets bleutés aux postérieures,

Fin octobre. Au bord d’une haie.

Début octobre. La petite table bleue du jardin est un peu rouillée. Mais parfaite pour un bain de soleil automnal !

Mi octobre. Bain de soleil toujours. Sur le manche de la binette !

Mi-octobre. Les ailes malmenées par un prédateur sans doute ! Un peu de réconfort avec la phacélie.

Début novembre. Sur la litière de feuilles mortes au pied d’une haie.

Début novembre. Soleil et cosmos en fleurs : vive l’été de la Saint-Martin !

Fin novembre. Toujours en vadrouille sous le soleil de l’après-midi, malgré une première offensive du froid.
En savoir plus :
- Guide pratique des papillons de jour, 2022, Moussus, Lorin et Cooper, Delachaux & Niestlé.
- Insectes du jardin, 2026, JF Irastorza, La Geste éditions.
- Le Vulcain avec le site quelestcetanimal.com
- La migration du Vulcain avec le site 7.inra.fr
Photos JF Irastorza