L’Hélophile à bandes grises

Hélophile à bandes grises sur inflorescence de menthe sauvage.

Dans la prairie voisine, l’Hélophile à bandes grises se partage entre ses deux péchés mignons : soleil et menthe aquatique !

À l’image de son cousin, l’Hélophile suspendu, voilà un gros et joli syrphe adepte du vol stationnaire et des bains de soleil ! Comme son nom l’indique, l’Hélophile à bandes grises (Helophilus trivittatus) s’en distingue par les rayures longitudinales grises – voire jaune pâle – qui en barrent le thorax noir. Grise également, une marque en forme de W orne discrètement l’avant dernier segment de l’abdomen.

Cela dit, ce sont évidemment ses larges taches abdominales jaune citron qui retiennent d’emblée l’attention. Une vague allure de guêpe. À défaut de discrétion, voilà une façon, toute pacifique pourtant, comme le vol bruyant, de dissuader d’éventuels prédateurs.

Inféodé aux zones de marais, l’Hélophile à bandes grises fréquente particulièrement les « baisses » des prairies humides et les fossés peu profonds. C’est là, dans la vase et les eaux boueuses, que se développent ses larves. Avec la célèbre « queue de rat » qui leur tient lieu de tuba. La spécialité des Éristales, une des tribus de la grande famille des syrphes.

Hélophile à bandes grises dans son exercice favori : le bain de soleil.

Les ailes translucides laissent entrevoir la courbure en V de la nervure médiane, caractéristique des Éristales.

Long bain de soleil entre deux butinages ! 

Sur les dernières fleurs de salicaire. Avec le W gris bien visible sur le quatrième segment de l’abdomen.

Au repos sur une feuille de ronce.

Parmi les nombreux butineurs de la planche de moutarde blanche.

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 Photos JF Irastorza