L’Éristale opiniâtre

Éristale opiniâtre sur inflorescence de crépis.

L’Éristale opiniâtre n’est pas seulement précieux pour ses qualités de butineur. Ses larves participent aussi à l’assainissement des eaux stagnantes.

Bientôt l’automne. En cette saison, les taches triangulaires orangées de l’Éristale opiniâtre (Eristalis pertinax) sont à peine visibles. La dominante est au brun foncé presque noir pour ce gros syrphe qui se donne des allures d’abeille.

Les reflets roussâtres du thorax velu se diffusent sur le fin duvet de l’abdomen conique et sur les ailes légèrement fumées. Seuls les tarses des pattes avant et médianes se distinguent par leur couleur jaune vif.

Voilà d’ailleurs un des détails les plus caractéristiques pour le distinguer de son très proche cousin, l’Éristale tenace.

Délicat lorsqu’il butine, l’Éristale opiniâtre l’est un peu moins pour l’installation de ses larves ? Voire. Car certes, comme toutes les éristales, il pond dans les eaux stagnantes les plus « chargées ». Et même dans le purin. Mais il contribue du même coup à leur épuration. Les fameux « vers à queue de rat » – ladite queue leur permet de respirer à l’air libre – s’y nourrissent en effet des matières organiques en décomposition. Aussi utile que peu ragoutant ! 

En savoir plus :

Éristale opiniâtre sur inflorescence de crépis.

Les marques triangulaires jaune orangé, caractéristiques des Éristales, sont à peine visible en cette saison à l’avant de l’abdomen.

L’Éristale tenace, avec ses tarses avant et médians sombres, en automne sur une inflorescence de lierre.

Les marques triangulaire jaunes sont davantage visibles au printemps.