L’Abeille coucou

Une des nombreuses espèces d’Abeille coucou : l’Epeolus fallax installe sa future progéniture dans le nid de la Collète du lierre.

Epeolus fallax sur feuille de haricot.Elle tourne et vire au dessus de la planche des haricots. Là où les collètes du lierre ont établi leur “bourgade”. Parfois posée sur une feuille, l’Epeolus fallax, alias l’Abeille coucou, guette le moment propice. Pour ne pas être prise en flagrant délit. Le mieux est d’attendre qu’une collète quitte son nid. L’industrieuse reviendra dans quelques minutes, les pattes chargées de pollen : c’est plus qu’il n’en faut pour agir.

Sitôt la voie libre, ni une ni deux, la sans-gêne s’engouffre dans le terrier. Deux minutes guère plus. Juste le temps de se débarrasser des oeufs en place et d’y pondre les siens. À son retour, la collète ne s’apercevra de rien. Elle continuera ainsi à amasser, encore et encore, les provisions de nectar et de pollen.

L’Abeille coucou n’est pas venue seule. Un petit commando profite du va-et-vient des collètes sous le soleil d’automne. De petite taille, à dominante noire, l’abdomen taché de blanc, les yeux bruns ocellés, elles disparaissent dès leur forfait accompli.

À vrai dire, elles ne vont pas très loin. À deux planches de là, sur une bordure de cosmos. Et les voilà qui butinent. Mais pour leur propre compte. À quoi bon se fatiguer ? Leurs larves ne manqueront de rien. Les collètes sont si consciencieuses.

En savoir plus sur les Abeilles coucou avec le site aramel.free.fr (en fin de page)

Abeille coucou à l'approche d'un terrier de Collète du lierre.

Comme la Collète du lierre dont le nid est squatté par ses larves, l’Epeolus fallax émerge en automne.

Collète du lierre de retour à son terrier, les pattes chargées de pollen.

Sitôt leur forfait accompli, les sans-gêne filent vers les cosmos et butinent. Pour leur propre compte.

 

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