Le Micrommate de Ligurie

Micromatte de Ligurie

Le Micrommate de Ligurie présente des tarses bruns qui lui valent parfois le surnom d’araignée verte « à chaussettes » !

Taille maxi : 14 mm. Visible d’avril à juin pour les mâles, jusqu’en octobre pour les femelles.

Un vert fluo pour Madame Micrommate de Ligurie (Micrommata ligurina). Plus brun et variable pour le mâle. Avec une telle livrée, Madame n’a pas besoin de construire de toile pour chasser. Ni d’escalader les fleurs pour s’y camoufler à l’affût. Il lui suffit de se tapir ou de courir dans la végétation basse du jardin comme dans le feuillage des haies. Le mimétisme y est parfait.

Petite fantaisie : tarses et métatarses sont franchement bruns. Ce qui vaut parfois au Micrommate de Lugurie le surnom d’araignée verte « à chaussettes » ! C’est un des critères d’identification de l’espèce, avec un point noir à l’arrière du thorax. Un de ses cousins, le Micrommate émeraude (Micrommata virescens)  est en dépourvu.

Un point noir à l’arrière du thorax (flèche). À l’avant de l’abdomen, l’étroite bande lancéolée (dite « tache cardiaque ») est d’un vert plus mat.

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • Micrommata ligurina avec le site quelqestcetanimal
  • Micrommata ligurina avec les Carnets nature de Jessica

Photos JF Irastorza

 

La Zoropse à pattes épineuses

Zoropse à pattes épineuses.

Taille maxi : 20 mm (80 mm d’envergure avec les pattes). Visite toute l’année. Dans les maisons et greniers en hiver.

D’aucuns y voient le portrait de Dracula ou de Nosferatu  à l’avant du thorax. Cela ne fait que renforcer la mauvaise réputation de l’impressionnante Zoropse à pattes épineuses (Zoropsis spinimana) qui n’a pourtant rien d’un vampire !

Voilà une araignée discrète qui se tient cachée le jour pour sortir chasser la nuit. En hiver, elle peut entrer se calfeutrer dans les maisons. Nous aurions tort de l’en déloger. En effet, c’est une active chasseuse qui traque jusqu’aux autres araignées sans même que vous l’aperceviez ni créer de désordre. Malgré sa taille respectable, elle sait très bien se camoufler et ne tisse pas de toile.

La dominante est brune à beige, avec deux à trois taches noires à l’avant de l’abdomen (taches dites cardiaques) et deux lignes noires chevronnées à la pointe de l’abdomen.

Comme le Thomise enflé, toute proportion gardée, la femelle de la Zoropse à pattes épineuses s’accouple au printemps, pond sous une écorce ou une pierre dans un cocon de soie qu’elle surveille jusqu’à l’éclosion des oeufs.

Zoropse à pattes épineuses.

La loupe bleue pointe l’inquiétant visage de Dracula à l’avant du thorax.

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • La Zoropse à pattes épineuses avec les Carnets nature de Jessica.

Photos JF Irastorza

 

La Dysdère armée

Taille maxi : 17 mm (femelle). Visible toute l’année.

Thorax rougeâtre, pattes orangées, abdomen beige : la Dysdère armée est spécialisée dans la chasse aux cloportes.

À vrai dire, on n’aperçoit que rarement la Dysdère armée (Dysdera crocata). En journée, elle se tient à l’abri d’un cocon, sous une litière de feuilles mortes, pour partir en chasse essentiellement la nuit. Sa cible favorite : les cloportes, elles aussi plutôt nocturnes et rassemblées sous feuilles, écorces ou tas de pierres.

La Dysdère armée est bien équipée pour cela. Elle présente ainsi deux longs crochets acérés qui lui permettent de saisir et surtout de percer la carapace de ses captures. Inoffensive pour l’homme, elle se reconnaît assez facilement à son thorax rougeâtre, ses pattes orangées et son abdomen beige sans décor. Sinon deux petites « fossettes » à l’avant.

On distingue ici, sous les pattes avant, les puissants crochets (les fameuses « armes ») avec lesquels la Dysdère armée capture puis perce la carapace des cloportes.

En savoir plus : 

  • Araignées de France et d’Europe, Michael J. Robert, 2020, Delachaux & Niestlé.
  • Le guide nature au jardin, collectif, 2017, Salamandre.
  • Guide la vie sauvage du jardin, Michael Chiney, 1997, Delachaux & Niestlé.
  • La Dysdera crocheta avec les Carnets nature des Jessica.

Photos JF Irastorza