Parmi les premiers butineurs de l’hiver : la Mouche bleue a juste besoin d’un peu de soleil et de sucre pour entrer en scène.
Elle figurerait sans doute en bonne place au palmarès des insectes les moins frileux ! Pas étonnant donc de voir la Mouche bleue (Calliphora vicina), début février, fréquenter assidument le Laurier tin. Car, si elle est réputée familière des cadavres et des excréments, c’est surtout pour y installer sa progéniture. Sinon, comme tout butineur qui se respecte, elle apprécie le sucre du nectar.
Les reflets sont ici moins éclatants qu’avec sa cousine la Mouche verte aux moeurs parfois aussi peu ragoûtantes. La dominante est plutôt sombre, rehaussée de bleu grisé sur le thorax, métallique sur l’abdomen. Le tout hérissé d’épaisses soies noires.
Contrairement aux syrphes, la Mouche bleue n’attire guère la sympathie. On l’accuse volontiers de véhiculer divers agents infectieux. Reste que, pour être ingrat, le rôle positif de ses larves est loin d’être négligeable pour l’environnement. Ni plus ni moins que l’élimination des déchets organiques d’origine animale !
une Cousine verte
En savoir plus :
- Les Calliphorides (mouches vertes et bleues) avec la site aramel.fr
- La Mouche bleue avec le site quelestcetanimal.com